Les policiers sont appelés à intervenir auprès de personnes victimes de surdose.
Les policiers sont appelés à intervenir auprès de personnes victimes de surdose.

Les policiers de Saguenay seront fournis par le CIUSSS en naloxone

Les policiers de Saguenay seront désormais fournis en naloxone, un antidote aux surdoses d’opioïdes, par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Un protocole d’entente sera signé entre les autorités municipales et le CIUSSS, afin que la Santé publique puissent fournir le médicament, utilisé par les policiers depuis un an environ.

L’entente a été expliquée lors de la plus récente réunion du conseil exécutif de Saguenay, tenue jeudi dernier. L’entente stipule que le CIUSSS pourra fournir l’antidote aux policiers oeuvrant sur le territoire, et qui sont bien souvent les premiers répondants dans des cas de surdose d’opioïdes, comme le fentanyl, par exemple. 

La naloxone est un médicament qui agit rapidement pour renverser temporairement les effets d’une surdose.

Au Québec, la naloxone est disponible gratuitement et sans ordonnance dans toutes les pharmacies et dans certains établissements de santé. La Ville de Saguenay voyait toutefois l’utilité de doter les policiers d’un tel médicament, afin qu’ils puissent agir sans tarder. Les policiers pouvaient l’utiliser depuis un an, mais, en concluant ce protocole d’entente, c’est le CIUSSS qui fournira désormais le service de police en médicament. 

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 8% de la population consomme des opioïdes prescrits, comme l’oxycodone, la morphine, l’hydromorphone, le fentanyl, la codéine ou la méthadone, entre autres.

Mais ce sont surtout les risques liés à la consommation d’opioïdes non prescrits qui inquiètent les autorités. Des surdoses de fentanyl, consommé dans d’autres drogues, comme dans la métamphétamine par exemple, ont tué de nombreuses personnes au pays, au cours des dernières années. 

Les travailleurs de rue de Chicoutimi sont d’ailleurs aussi dotés de doses de naloxone, en cas de surdose.

Depuis le début de l’année, huit enquêtes ont été menées par la Santé publique sur le territoire régional pour des décès possiblement liés à des surdoses d’opioïdes.