Les étudiantes en éco-conseil Émilie Marchand, Noémie Simard et Juliette Charpentier sont accompagnées du professeur Jean-François Boucher.
Les étudiantes en éco-conseil Émilie Marchand, Noémie Simard et Juliette Charpentier sont accompagnées du professeur Jean-François Boucher.

Les plantes et leurs vertus étudiées lors de la 19e édition de l’événement éco-conseil

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
En forêt, nous ne les voyons pas, même si elles ne sont pas forcément cachées. Nous n’avons pas connaissance qu’elles sont là et qu’elles pourraient être utiles. De quoi s’agit-il ? Des plantes. Et c’est aussi le thème de la 19e édition de l’événement éco-conseil organisé par les étudiants du diplôme d’études supérieures spécialisées de l’UQAC.

L’événement « Récolter le savoir » se déroulera sur une semaine. Jeudi, un 5 à 7 bières et bouchées aura lieu à la salle Marguerite-Tellier de la bibliothèque de Chicoutimi, où les saveurs boréales seront en vedette. Dès lundi prochain, plusieurs activités seront organisées à l’UQAC, soit un marché boréal, une démonstration culinaire, un ciné-discussion autour de la cueillette et un atelier de fabrication de produits cosmétiques, notamment. Jeudi sera la journée du colloque où des conférences sur le bioplastique, l’écologie industrielle et les matériaux de construction issus du monde vivant seront présentées.

« L’idée du thème est venue lors d’une rencontre de la cohorte avec Fabien Girard, biologiste et herboriste très reconnu dans la région. Il nous a donné l’envie de partager tout ce qu’il nous a appris lors d’une balade en forêt. Il nous a fait goûter des branches de sapin et autres choses. Tout ce qu’il nous a donné a éveillé notre curiosité », explique Juliette Charpentier, étudiante en éco-conseil à l’UQAC et membre du comité d’organisation.

Auprès de M. Girard, les étudiants ont entre autres pu apprendre que les plantes sauvages de la forêt boréale couvrent jusqu’à 90 % des arômes du monde entier. Selon l’étudiante, si les gens connaissaient toutes les vertus des plantes, elles pourraient être davantage utilisées pour leurs bienfaits thérapeutiques et médicinaux, mais aussi dans la cuisine.

« Aussi, forcément, et ça va être un des enjeux de notre semaine, il ne faut pas non plus exploiter les plantes. Il faut bien les cueillir et bien les utiliser », ajoute Mme Charpentier.

« Les plantes permettent de faire plein de choses intéressantes qui nous permettent d’aller au-delà du cours normal des affaires, notamment séquestrer du carbone. Ou encore elles nous permettent de contrôler plein d’éléments, de remplir des services écologiques très utiles qui sont indispensables comme contrôler l’érosion, les îlots de chaleur, l’eau de ruissellement, la qualité de l’air, le vent, plein d’attributs qui sont typiques aux plantes et que seules les plantes peuvent remplir », ajoute pour sa part le professeur Jean-François Boucher.

Tous les détails de l’événement sont disponibles au http ://colloques.uqac.ca/ecoconseil.