Stéphane Bédard

Les parties n'en veulent pas, affirme Bédard

Québec n'attend qu'une demande pour nommer un médiateur spécial dans le conflit qui oppose, depuis près d'un an, 25 concessionnaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean et leurs 450 employés syndiqués.
Député de Chicoutimi et président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard affirme que le gouvernement est prêt à s'impliquer activement pour mettre fin au lock-out, dans la mesure où l'une ou l'autre des deux parties l'interpelle. Il réagit ainsi aux propos du chef libéral, Philippe Couillard, qui dénonce l'inaction des cinq ministres et députés péquistes de la région dans ce dossier.
M. Couillard a mentionné jeudi, devant les membres du Cercle de presse du Saguenay : « Il n'y a pas eu de rencontre de négociation depuis février 2013. Le rôle et la responsabilité d'un gouvernement - et c'est là que je me pose la question sur l'activité des élus péquistes de la région - est de donner aux deux parties les outils nécessaires pour en arriver à une entente négociée. C'est pourquoi j'ai demandé à la ministre du Travail qu'elle nomme un médiateur dans le dossier. »
Piqué au vif par ces déclarations, le député Bédard qualifie le chef libéral d'homme « désespéré », « insensible » et « méprisant » à l'endroit des personnes qui souffrent de ce conflit.
« Depuis septembre, on analyse la possibilité de nommer un médiateur spécial, explique Stéphane Bédard. Malheureusement, les parties n'en veulent pas. On souhaite ardemment une demande. Mais ce qu'on constate, c'est qu'il s'agit de notre seule option d'intervention. (...) Utiliser ça pour des fins politiques, c'est insensible et même, méprisant. »