L’une des membres du conseil d’établissement de l’école primaire Mgr Bluteau de Saint-Félicien, Chantal Céleste, ne compte pas baisser les bras.

Les parents n’abandonnent pas

Des représentants de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets ont expliqué leur décision d’éliminer une classe à l’école Mgr Bluteau de Saint-Félicien, mardi soir, au conseil d’établissement. Une soixantaine de parents et d’enseignants étaient réunis pour l’occasion.

« Ils n’ont pas répondu à nos questions. Ils nous ont écoutés, mais il n’y avait pas d’ouverture de leur part. Ils nous ont expliqué qu’en date du 2 mai, le ministère de l’Éducation finançait seulement 11 classes et qu’ils ne comptaient pas utiliser leur budget pour en financer une douzième », explique Chantal Céleste, l’une des membres du conseil d’établissement.

À partir de l’automne, il y aura donc 11 classes allant de la prématernelle à la sixième année plutôt que 12. Une classe intercycle (4-5), c’est-à-dire qui inclut deux niveaux scolaires, sera ajoutée, ce qui porte le total à deux pour cette même école. À la surprise des parents, une classe sera ajoutée à l’école primaire Hébert de Saint-Félicien. 

Le conseil d’établissement ne compte pas baisser les bras pour autant. Mardi prochain, une rencontre des commissaires aura lieu et Mme Céleste assure qu’elle sera du nombre. 

Loi 4 

Le conseil d’établissement craint que la Loi 4, qui permet aux familles de choisir l’école de leurs enfants plutôt que de se voir imposer un établissement en fonction de l’emplacement de leur lieu de résidence, ne pourra plus être respectée. 

Le comité recense environ 20 jeunes qui bénéficiaient de ce privilège et qui devront changer d’école l’an prochain puisqu’il manquera de places à Mgr Bluteau. 

« Il y a des gens qui vivent à Saint-Prime, La Doré ou Normandin, par exemple, et qui travaillent à Saint-Félicien. Ils pouvaient envoyer leurs enfants dans une école de Saint-Félicien grâce à la Loi 4, mais avec cette réorganisation, les classes vont être encombrées et ils ne pourront plus le faire », fait valoir Mme Céleste. 

Élèves en difficulté 

Le conseil d’établissement reproche par ailleurs à la commission scolaire de ne pas avoir pris en compte la classe de type « Kangourou », c’est-à-dire qui rassemble des jeunes ayant des difficultés d’adaptation, dans son calcul pour planifier la restructuration de l’établissement. 

« Chaque élève de la classe Kangourou compte pour trois, ce qui veut dire que pour qu’ils soient tous intégrés dans les classes régulières, tel que souhaité, il faudrait prévoir 24 places pour eux », estime Chantal Céleste. 

Durant la rencontre, elle soutient que les représentants de la commission scolaire « ont presque dénigré la classe Kangourou en nous disant qu’il n’y aurait probablement seulement qu’un élève qui pourrait intégrer une classe ordinaire l’an prochain ». 

Dans une lettre datant du 27 avril adressée au directeur de la commission scolaire du Pays-des-Bleuets, Sylvain Ouellet, le conseil d’établissement demandait de prévoir une rencontre, celle de mardi soir, mais aussi de reconsidérer l’abolition d’une classe à l’école Mgr Bluteau. La présidente du conseil des commissaires, Brigitte Gagné, et le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, ont également reçu la lettre. « L’école Mgr Bluteau se garde normalement de la place pour accueillir des jeunes qui arrivent au cours de l’année, ce qui fait que les classes ne sont pas remplies à pleine capacité. On craint pour la réussite scolaire de nos jeunes », déplore Chantal Céleste.

Concierge 

Dans un deuxième souffle, les parents demandent à ce que la commission scolaire revienne sur sa décision de couper dix heures en conciergerie à cet établissement.

« L’école est aménagée en différents paliers et ce n’est pas pris en compte dans le calcul pour attribuer les postes de concierges. En plus des classes, le personnel d’entretien nettoie aussi les locaux du service de garde, ce qui s’ajoute à la superficie totale à nettoyer. Notre école est réputée pour être propre et nous voulons qu’elle le demeure », mentionne Chantal Céleste.