Catherine Di Meo n'aurait pas dû mourir. La jeune fille de 17 ans n'aurait pas dû être la malheureuse victime d'un accident de la route. Ses parents demandent d'améliorer la sécurité et de réduire la vitesse autour du Cégep de Jonquière.

Les parents de Catherine Di Meo ne comprennent pas

Catherine Di Meo n'aurait pas dû mourir. La jeune fille de 17 ans n'aurait pas dû être la malheureuse victime d'un accident de la route. Ses parents demandent d'améliorer la sécurité et de réduire la vitesse autour du Cégep de Jonquière.
Dans une entrevue exclusive accordée au journal Le Quotidien, Line Dallaire et Mario Di Meo ont brisé le silence deux semaines après le décès de leur fille unique, une étudiante en Art et Technologie des Médias (ATM).
Le couple de Laval ne comprend pas ce qui s'est produit, le soir du 13 février dernier. Vers 21 h 20, leur fille traversait la rue Panet, à Jonquière, lorsqu'elle a été happée par une voiture. Cinq jours plus tard, elle était transférée à l'hôpital Sacré-Coeur de Montréal. Elle est décédée le 27 février.
« Je ne comprends vraiment pas ce qui a pu se produire. Faut arrêter de parler du lampadaire défectueux. Il n'est pas là le problème. S'il y a une panne d'électricité et que l'on ne voit pas bien, on va réduire notre vitesse. Le problème, c'est que l'automobiliste roulait plus vite que la limite autorisée (50 km/h) », exprime Mario Di Meo.
Toujours sous le coup de la colère, le père de Catherine pense que le conducteur aurait pu éviter son enfant.
« Si la route était glissante, il devait réduire sa vitesse. J'en veux au conducteur. Ma fille mesure environ six pieds. Elle est très visible. Avec les phares allumés sur la voiture, il aurait dû l'apercevoir de loin. Il n'est pas normal que l'on roule si vite à l'approche d'une école », poursuit M. Di Meo, qui croit qu'un arrêt obligatoire ou un feu de circulation pourrait régler le problème.
Le soir du drame, les parents de Catherine sont accourus à Saguenay. Quelques soirées plus tard, ils ont effectué le trajet de l'automobiliste. Ils demeurent convaincus que l'impact aurait pu être évité.
« Je suis chauffeur d'autobus à la Société de transport de Montréal (STM). Je travaille dans le trafic tous les jours. Je sais qu'il faut faire attention, car nous avons une arme (véhicule) entre les mains. Il faut réduire notre vitesse, car on ne sait jamais lorsqu'une personne va descendre du trottoir sans regarder où elle va », reprend le papa.
Sa conjointe ne comprend pas non plus ce qui s'est passé. Elle note au passage que c'est le troisième accident à survenir dans le secteur avec des piétons.
« Il faut agir. La vitesse devrait être diminuée à 30 km/h. Ça donnerait un peu plus de temps pour réagir si un piéton se trouve dans la rue. Si on tolère jusqu'à 70 km/h dans une zone de 50 km/h, ça donne moins de temps de réaction », indique Mme Dallaire.
Les parents de la jeune étudiante ont tenu à souligner la solidarité des autorités du Cégep de Jonquière et des étudiants d'ATM qui ont réuni plus de 200 personnes dans une marche.
« Cette marche et cette solidarité nous ont touchés beaucoup », a conclu la maman, qui n'accordera aucune autre entrevue, demandant aux médias de les respecter dans cette douloureuse épreuve.