Ce sont maintenant les pancartes dans le rond-point de la rue des Hiboux qui dérangent les citoyens du secteur.

Les pancartes à vendre dérangent encore dans le quartier des Oiseaux

Les pancartes de maisons à vendre dans le quartier des Oiseaux, à Chicoutimi, continuent de faire jaser. En mai, Le Quotidien rapportait les propos de citoyens qui étaient exaspérés par la présence d’affiches sur leur terrain. Mais voilà que les pancartes ont été déplacées, ce qui déplaît à d’autres résidants du secteur.

Au cours des dernières semaines, il y aurait eu jusqu’à 17 pancartes dans le rond-point de la rue des Hiboux. Le citoyen qui a contacté Le Progrès au cours des derniers jours qualifie les pancartes à vendre « de plaie » pour le secteur.

« On ramasse tout ce qui est à vendre autour. Ce n’est pas très beau, et en plus, c’est illégal. Ça devient un terrain publicitaire. »

Pourtant, selon lui, « le règlement de nos condos est très clair ». « Les pancartes doivent aller sur le balcon, pas ailleurs », précise celui qui préfère ne pas être identifié. On retrouve trois blocs de condos dans le secteur de la rue des Hiboux.

« On a même proposé à la Ville de mettre de la pelouse sur le rond-point et on voulait s’en occuper en mettant des fleurs. Elle est venue, mais comme il y avait des pancartes, il ne s’est rien passé ! », prétend le citoyen.

Questionné à ce sujet, le directeur du service des communications à la Ville de Saguenay, Jeannot Allard, confirme que le rond-point appartient bel et bien à la ville. Il est donc interdit d’y installer des pancartes. Si les citoyens font des plaintes, la Ville posera alors les gestes nécessaires pour les faire enlever.

En mai, des citoyens dénonçaient la présence de plusieurs affiches au coin des rues des Roitelets et des Hiboux pour annoncer des condos situés plus loin. Les courtiers immobiliers contactés par Le Progrès plaidaient l’emprise de la Ville.

« L’emprise de la Ville existe, mais elle n’est pas publique. Ça le dit, elle appartient à la Ville uniquement. Si la pancarte d’une maison à vendre est sur un terrain plus loin, ce n’est pas légal », expliquait alors M. Allard.

Depuis la publication de l’article, les pancartes ont été enlevées, mais le problème a été déplacé sur le rond-point, et non sur un terrain privé, ce qui dérange quand même les résidants du coin.