L’un des trois oursons provenant du Montana apprivoise son nouvel environnement au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

Les oursons présentés au public

Le trio d’oursons en provenance du Montana est maintenant bien installé dans son habitat du Zoo sauvage de Saint-Félicien. Les nouveaux pensionnaires très attendus ont rencontré le public pour la première fois, mardi. Déjà, force est de constater que les petites bêtes semblent apprécier leur environnement.

L’histoire des oursons du Montana a retenu l’attendu, aux quatre coins de l’Amérique du Nord, en juin dernier. Les mammifères se sont retrouvés subitement orphelins, le 6 juin, à la suite d’une collision entre un véhicule et leur mère sur une autoroute du Montana. Les trois frères ont été placés temporairement dans un refuge, une solution qui se devait d’être éphémère.

Du Montana à Saint-Félicien
Les animaux en provenance des États-Unis sont arrivés dans le nord du Lac-Saint-Jean, le 19 août dernier. Ils ont été placés dans un enclos avant de rejoindre l’habitat appartenant jusqu’à la semaine dernière au vieux couple de grizzlys.

Rapidement, les bêtes d’une vingtaine de kilos ont découvert leur nouveau milieu de vie qui comprend des secteurs rocheux et montagneux ainsi que de la terre et du sable. L’un des frères prenait le plus grand des plaisirs à découvrir le plan d’eau, parfois de manière maladroite.

Mardi, les visiteurs étaient bien fiers d’assister à ce moment rarissime puisque l’arrivée des derniers grizzlys remonte à une vingtaine d’années. Déjà, les pensionnaires ont le sens du spectacle. « C’est magnifique ! La proximité avec eux est très appréciée. Ils se retrouvent dans un milieu qui est proche de leur environnement naturel », exprimait Ginette Deschênes, une passionnée de photographie de Lévis.

Les instances gouvernementales canadiennes n’obligent pas de période de quarantaine pour les oursons dont la naissance aurait eu lieu vers le 30 janvier 2018. « La période de quarantaine, ils la vivent dans leur habitat puisqu’ils sont seuls et n’ont pas de contact avec les autres espèces », explique la directrice conservation et éducation Christine Gagnon.

Histoire de s’assurer qu’ils seront présents pour une trentaine d’années, les nouvelles vedettes du zoo subiront un examen et des prises de sang sous anesthésie. Déjà, Mme Gagnon confirme qu’ils se portent très bien. Les prochaines semaines permettront également de trouver un nom à ceux qui atteindront un poids de plus de 300 kilos à l’âge adulte. Un concours permettra d’officialiser les bêtes qui sont, pour le moment, différenciées par les teintes de leur pelage.

Le retour en milieu naturel n’était pas une option envisageable puisque les jeunes grizzlis en nature ont besoin de deux à trois années avec leur mère afin d’apprendre à survivre. Sans l’intervention du Zoo sauvage de Saint-Félicien, l’euthanasie aurait pu être le triste sort réservé aux oursons.

La fratrie qui a été prise en charge par l’État et placée dans un refuge a fait couler énormément d’encre aux États-Unis. D’ailleurs, le trio sera la vedette d’un reportage télévisé américain, le 30 août prochain. Des images de leur nouvelle vie à Saint-Félicien seront diffusées.