Lac Otis

Les Otissiens disent oui

Les citoyens de Saint-Félix d'Otis ont donné leur appui, dimanche, aux projets de règlement destinés à modifier le plan d'urbanisme et le règlement de zonage adopté ces derniers mois dans le but de changer les règles de construction sur le territoire otissien.
Les résultats du référendum tenu dimanche indiquent que les règlements 267-2015 portant sur le plan d'urbanisme ont été adoptés dans une proportion de 54,2 % (310 votes) tandis que le camp du non a recueilli 44,75 % (256 votes) pour un taux de rejet des bulletins de 1,05 %. Les résultats en vue de l'adoption du règlement 268-2015 sur le zonage ont été plus serrés puisque 52,45 % des citoyens ont dit oui (300 votes), comparativement à 46,5 % qui se sont opposés (266 votes). Un total de six bulletins ont été rejetés (1,05 %).
De façon générale, les changements proposés visent à densifier la construction résidentielle dans certaines zones de la municipalité en abaissant la superficie de terrain nécessaire pour une nouvelle construction.
Le maire Pierre Deslauriers s'est dit satisfait de la réponse obtenue. « Tout au long du processus qui s'est étalé sur deux mois, les citoyens se sont informés auprès des fonctionnaires pour savoir exactement ce qu'il en était, malgré la tenue de séances d'information. On constate maintenant que les opportunités de développement sont augmentées dans plusieurs secteurs qui offrent des points de vue intéressants. Acheter 24 hectares pour se construire plutôt que deux, c'est différent. C'est plus acceptable », conclut le maire.
Rappelons qu'en décembre, les deux projets de règlement ont fait l'objet d'une contestation citoyenne alors que 32 personnes ont signé le registre pour s'opposer au nouveau plan d'urbanisme et de zonage, ce qui a incité le conseil à tenir un référendum. Une douzaine de signatures était nécessaire pour la tenue d'une consultation.
Les conseils d'administration des associations de riverains des lacs Otis, Goth, Lac-à-la-Croix, des îlets et Réna se sont opposés au nouveau plan en affirmant, entre autres, que plusieurs lacs ont atteint leur limite de développement résidentiel et souffrent d'un vieillissement prématuré provoquant la prolifération d'algues bleu vert.