Sylvain Bergeron, coordonnateur de l’ASTUSE, France Simard, du Mouvement action chômage Lac-Saint-Jean, accompagnés des députés Sylvain Gaudreault (Jonquière), Mireille Jean (Chicoutimi) et Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean), posent devant les cartes postales qui seront expédiées au ministre François Blais.

Les organismes régionaux étouffent

Les organismes régionaux en défense collective des droits étouffent sous le poids du sous-financement et c’est pourquoi ils lancent une campagne de sensibilisation destinée à sensibiliser le gouvernement du premier ministre Philippe Couillard à améliorer le sort des chômeurs, assistés sociaux et travailleurs à faibles revenus.

Appuyés par les membres du caucus péquiste régional, la coalition de 19 organismes communautaires et de défense, représentée par Sylvain Bergeron, de l’ASTUSE, et France Simard, du Mouvement Action chômage, ont lancé une campagne visant à faire pression sur le gouvernement pour qu’il rehausse le financement qui leur est accordé. 

« Nous sommes les spécialistes des actions collectives, de l’aide aux aînés, aux assistés sociaux, aux travailleurs à faibles revenus. On est là pour les appuyer, les guider et les représenter lorsqu’ils doivent se présenter devant des instances quasijudiciaires » a mentionné d’entrée de jeu, M. Bergeron.

Or, depuis le début de la décennie, les organismes se plaignent que Québec et le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale font la sourde oreille à leurs demandes de mise à niveau du financement des organismes. On a rappelé qu’en 2014, le gouvernement a annulé une hausse de 225 M $ pour le milieu communautaire décidée par le gouvernement du Parti québécois.

Des effets directs

Selon les porte-parole, ces baisses de budget ont des effets directs sur les utilisateurs en plus de causer des baisses et des interruptions de services parce que les travailleurs des organismes doivent réduire leur horaire de travail, faute de financement. 

« Depuis des années, on fait des démarches pour obtenir des hausses de financement, sans compter les pertes de temps consacrées à la recherche de financement. Je suis patiente, depuis juin 2014. J’ai envoyé 65 lettres au ministre Blais pour obtenir des hausses. L’attaché du ministre nous a dit qu’on n’aurait pas d’augmentation parce qu’on n’offrait pas de services directs à la population » explique Mme Simard.

Message au ministre Blais

Face à ce mépris, la coalition entend livrer directement son message au ministre Blais à l’Assemblée nationale avec la confection de cartes postales qui lui seront directement remises en mains en décembre, via les députés péquistes Sylvain Gaudreault, Mireille Jean et Alexandre Cloutier. 

S’en suivra une campagne de signature d’une pétition en ligne après les fêtes en vue du dépôt du prochain budget, en plus d’une exposition itinérante expliquant les effets directs des baisses de budget des organismes de défense.

Présent avec ses collègues, Sylvain Gaudreault a déploré que les organismes de défense des droits de la région soient sous-financés en moyenne de 12 000 à 13 000 dollars chacun par rapport aux autres organismes de la province. 

Le député de Jonquière affirme que les organismes de défense des droits adoptent des positions à caractère politique souvent pour critiquer les actions gouvernementales. 

Selon lui, le gouvernement ne doit surtout pas associer financement des organismes avec les prises de position adoptées par ceux-ci.

Aide au mérite

À plusieurs reprises lors de la conférence, les intervenants ont déclaré que le premier ministre Couillard a laissé entendre que les aides financières doivent être accordées au mérite aux organismes, un critère contesté qui devrait être plutôt basé sur les besoins de la population. 

À l’échelle provinciale, les organismes de défense évaluent un rehaussement de financement de l’ordre de 40 M $, ce qui représente une moyenne d’environ 117 800 $ pour les organismes locaux en plus de l’indexation annuelle de leurs revenus en plus de sommes supplémentaires pour couvrir les frais reliés à la pleine participation des personnes ayant des limitations fonctionnelles.