Les municipalités responsables des évacuations, selon la SÉPAQ

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Il est de la responsabilité des municipalités et de leurs services respectifs de fournir les services d’évacuation des personnes blessées en territoires isolés, en vertu du Cadre de référence d’intervention d’urgence hors du réseau routier mis en place par le ministère de la Sécurité publique et l’Organisation de la sécurité civile du Québec.

C’est sur cette base que la direction de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) rejette les prétentions du maire de Ferland-et-Boilleau et président de la Régie intermunicipale de Sécurité incendie du Fjord, Hervé Simard, à la suite d’un événement survenu samedi dernier, sur le territoire du Parc national du Saguenay impliquant une dame s’étant foulé une cheville.

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Simon Boivin, porte-parole de la SÉPAQ, corrobore la version des événements rapportés par Le Quotidien, en ajoutant toutefois qu’un garde-parc a accompagné les ambulanciers dépêchés sur la montagne.

M. Boivin affirme que dans les 23 parcs gérés par la SÉPAQ au Québec, couvrant 50 000 kilomètres carrés, le même cadre de référence s’applique pour les réseaux hors sentiers. « C’est une responsabilité municipale d’amener les gens en lieux sécuritaires. La SÉPAQ vient en soutien aux intervenants », affirme M. Boivin.

Ce dernier ajoute que dans un esprit de collaboration, la SÉPQAQ analysera les actions à prendre avec les personnes concernées pour améliorer la façon d’évacuer les personnes en détresse. « On ne peut laisser la sécurité de nos utilisateurs en suspens. Lorsqu’il y a une opération de sauvetage, c’est dévolu aux municipalités. On a été surpris qu’il n’y ait pas eu d’intervention de la part des pompiers », déclare le porte-parole.

M. Boivin rejette la suggestion de M. Simard à l’effet de prévoir des voies d’évacuation pour chacun des sentiers puisque de par la nature même des activités offertes, il est pratiquement impossible d’aménager de telles voies.

Le cadre de référence consulté par Le Quotidien précise les rôles et responsabilités des différents groupes d’intervenants lors d’interventions d’urgence hors du réseau routier.

La chaîne de réaction indique que l’appel d’urgence est reçu au centre d’urgence (CU) 9‐1‐1, lequel le transfère au centre de communication santé (CCS). Le CU 9‐1‐1 avise ensuite le centre secondaire d’appels d’urgence incendie et le centre secondaire police, au besoin. Le CU 9‐1‐1 communique l’information sur les coordonnées de l’appelant, la localisation de la victime et des données sur le point d’évacuation d’urgence le plus près, le cas échéant.

Le coordonnateur local de l’intervention, un représentant d’un service de sécurité incendie, ou plus exceptionnellement d’un corps de police, s’assure que les intervenants requis sont mobilisés.

Dès la mise en alerte, le coordonnateur de l’intervention voit à ce que tous les partenaires nécessaires soient mobilisés et fait appel à du renfort ou à des équipes spécialisées en cas de besoin.

Les répondants doivent conduire les techniciens ambulanciers paramédicaux vers les lieux du sauvetage et collaborer avec ces derniers pour que l’évacuation de la victime vers le point d’évacuation d’urgence, où se trouve l’ambulance, se déroule de manière sécuritaire pour tous.

Cette tâche sera effectuée par les membres d’un service de sécurité incendie, d’un groupe bénévole, ou exceptionnellement d’un corps de police, en fonction de ce que prévoit le protocole local d’intervention.

Il est prévu que les premiers répondants ne doivent pas se rendre seuls au chevet de la victime. Ils doivent être accompagnés d’un autre intervenant, soit un pompier, un policier ou un bénévole désigné.

Le document contient une foule d’autres détails concernant l’évacuation et la prise en charge des victimes.