Les militaires ont démonté les 98 tentes installées sur le pont de Sainte-Anne.

Les militaires récupèrent leurs tentes

Les militaires de la 3e Escadre de Bagotville ont enlevé les 98 unités de tente installées pendant la crise du pont Dubuc sur le pont de Sainte-Anne, lesquelles ont permis aux milliers de piétons qui ont emprunté cette route d'urgence de marcher à l'abri du vent.
Le commandant de la base, le colonel Sylvain Ménard, s'est rendu sur le pont vert hier matin pour rencontrer les membres de l'équipe de logistique dépêchée sur les lieux pour démonter le corridor temporaire. Le démontage est allé plus rapidement que l'installation, selon le commandant.
«Lorsque nous avons monté les tentes, il y avait des vents assez forts qui rendaient le travail plus difficile. Aujourd'hui, il fait froid, mais le vent ne pose pas de problème», a insisté le commandant Ménard.
Malgré le froid, les militaires affectés au démontage des tentes affichaient le sourire. Selon le commandant Ménard, la participation de la 3e Escadre aux mesures d'urgence constitue un autre exemple du rôle des troupes dans les situations d'urgence.
«Notre première mission est celle de la défense du territoire de l'Amérique du Nord dans le cadre des ententes avec nos partenaires. Nous avons aussi la capacité de soutenir notre communauté immédiate quand les autorités civiles nous en font la demande et c'est ce que nous avons fait avec empressement pour faciliter les choses aux citoyens», a ajouté le commandant qui était accompagné du député néo-démocrate Dany Morin.
Impact du froid
Le froid intense des derniers jours a également eu des impacts sur les activités régulières de la 3e Escadre de Bagotville. Il a été possible de constater que les changements brusques de température et le froid intense ont rendu les pistes des grands aéroports internationaux très fragiles, nécessitant même la fermeture pour permettre le déglaçage.
Pendant cette période, la piste de Bagotville est demeurée ouverte en permanence. Le colonel Ménard explique que les conditions ont été différentes pour la région, mais a tout de même nécessité une grande attention de la part de la petite équipe de la division des transports qui est chargée de l'entretien de la piste.
«Il y a deux ans, nous avons perdu la piste. On a appris et nous sommes très attentifs. Ce n'est pas simple, mais les membres de l'équipe ont un bon savoir-faire. Dans notre cas, en raison de notre mission, nous ne pouvons pas nous permettre de fermer les pistes.»
À titre d'exemple, des balais mécaniques sont utilisés pour le nettoyage. En même temps, l'utilisation de ces balais dans des conditions non propices peut faire en sorte de glacer la piste. Il est aussi impossible d'utiliser les mêmes sels de déglaçage sur les pistes que ceux employés sur les routes, en raison des risques de dommages aux aéronefs.
Ltremblay@lequotidien.com