L'Usine Alma de Rio Tinto Alcan

Les Métallos attendent la réponse de Couillard

Alexandre Fréchette se réjouit de la sortie du maire Marc Asselin quant à l'échange d'énergie dans le cadre d'un nouveau conflit de travail à l'Usine Alma de Rio Tinto Alcan. Mais le président de l'unité locale des Métallos attend toujours la position du premier ministre Philippe Couillard.
Dans Le Quotidien de mardi, le maire d'Alma a demandé au gouvernement d'interdire l'échange d'énergie entre la compagnie et Hydro-Québec dans le cas d'un lock-out.
« Bien évidemment, cette sortie est positive pour nous. Marc Asselin est un acteur de premier plan pour voir toutes les conséquences d'un conflit de travail. On est bien contents qu'il se positionne, mais on se demande où sont les autres acteurs politiques », a déclaré Alexandre Fréchette lors d'une entrevue.
Au mois de mai, une rencontre a eu lieu avec le premier ministre, Philippe Couillard, pour le sensibiliser sur un éventuel conflit de travail à l'Usine Alma. Le président du syndicat est toujours en attente de la réponse du gouvernement.
« C'est le temps d'agir. Il faut se rappeler qu'on est en période d'austérité. On demande au peuple québécois de payer plus un peu partout, mais le gouvernement serait prêt à indemniser une compagnie pour un conflit qu'elle-même déciderait de déclencher. Pour nous, ça n'a pas de sens », a déclaré Alexandre Fréchette.
Selon lui, la clause permettant l'échange d'énergie est un incitatif pour RTA pour déclencher un lock-out. Il croit d'ailleurs que la compagnie se prépare pour une telle éventualité.
« Il faut corriger les ententes secrètes. C'est un scandale pour le peuple du Québec. Ça va à l'encontre des intérêts économiques. Personne au Saguenay-Lac-Saint-Jean ou au Québec n'a intérêt à ce qui se gagne moins de sous dans la région. Nous avons le record du plus haut taux de chômage. C'est une aberration que M. Couillard se doit de corriger », a conclu M. Fréchette.