Le parc Louis-Georges-Martin, situé à La Baie, a piètre allure.

Les mauvaises herbes sont reines à Saguenay

Ce n’est pas seulement la Zone portuaire de Chicoutimi qui manque un peu d’amour à Saguenay. Un laisser-aller a été constaté aux quatre coins de la municipalité, surtout dans les espaces verts. Selon le directeur de la Commission des travaux publics, Michel Tremblay, un manque de main-d’oeuvre et un printemps tardif seraient en partie responsables de cette situation.

Le Quotidien publiait un article, vendredi, concernant l’état quelque peu délabré d’une bonne partie du site du Vieux-Port de Chicoutimi. De nombreux lecteurs ont fait part de leur opinion, affirmant que la situation était désolante et que c’était le cas aussi pour d’autres espaces verts de la municipalité. Le Progrès a donc fait la tournée des parcs, au lendemain de l’article, histoire de voir si cette situation était répandue.

La végétation n’est pas entretenue autour de l’oeuvre Polaris, dévoilée en août dernier.

Règle générale, les platebandes qui décorent la ville sont dans un piteux état. À La Baie, le petit parc Louis-Georges-Martin a peut-être été oublié, puisqu’il est envahi par les mauvaises herbes. Fort heureusement, la situation n’est pas la même au parc Mars, à quelques kilomètres de là et où les touristes et les citoyens se font nombreux.

Le directeur de la Commission des travaux publics de Saguenay, le conseiller municipal Michel Tremblay, admet que certains endroits laissent à désirer. Mais il estime que la situation n’est pas désastreuse non plus. «Disons qu’on a accumulé un peu de retard, car nous avons eu un printemps tardif. Mais le plus grand problème, c’est le manque de main-d’oeuvre. Nous avons vraiment de la difficulté à trouver des jeunes employés pour faire le ménage et entretenir les aménagements paysagers. Nous avons même baissé nos critères d’embauche, notamment en acceptant les jeunes de 15 ans. Mais on engage cinq personnes et le matin, ils ne sont que deux à se présenter. Ce n’est vraiment pas facile», a expliqué Michel Tremblay.

Les mauvaises herbes sont reines dans plusieurs espaces verts, dont ce petit parc, situé dans le secteur de Kénogami.

Vendredi, plusieurs employés municipaux étaient à l’oeuvre dans les parcs visités, notamment le long de la piste cyclable de La Baie et au parc de la Rivière-aux-Sables, à Jonquière.

«On s’est fait dire de venir tondre ce matin», a affirmé un employé municipal. Questionné à savoir si les autorités municipales avaient demander aux employés de se déplacer vendredi matin pour une raison particulière, le conseiller Michel Tremblay a répondu que non, qu’il s’agissait de procédure normale.

Des marcheurs se plaignaient que le bassin d’eau et la fontaine, situés à la Place des nations de la Francité de Jonquière, n’avaient pas été activés cette année.

Au parc de la Rivière-aux-Sables, la pelouse avait été fraîchement tondue. Mais des marcheurs se plaignaient que le bassin d’eau et la fontaine, situés à la Place des nations de la Francité, n’avaient pas été activés cette année. «C’est dommage, on pouvait s’y rafraîchir», a souligné une dame, qui promenait son petit chien.

Un important projet de revitalisation a été annoncé, il y a quelques semaines, au parc de la Rivière-aux-Sables. C’est pour cette raison que la fontaine et le bassin d’eau n’ont pas été activés cet été, a affirmé le conseiller municipal Jonathan Tremblay. «Il va y avoir un projet avec de l’eau, c’est certain, mais on ne sait pas encore sous quelle forme», a expliqué M. Tremblay.

Un rapide coup d’oeil à l’oeuvre d’art Polaris, dévoilée il n’y a pas un an au carrefour giratoire situé à l’angle de la rue Jacques-Cartier et du boulevard Talbot, à Chicoutimi, permet de constater que la végétation s’y est bien installée. Même chose dans différents espaces verts, comme le petit parc situé dans le secteur de Kénogami, près du boulevard du Royaume, où les mauvaises herbes sont reines.