Certaines organisations ont décidé d’annuler complètement leurs activités touristiques sur l’eau. C’est le cas du Centre de villégiature de la Dam-en-Terre qui a choisi de laisser son bateau de croisière dans le hangar cette année.
Certaines organisations ont décidé d’annuler complètement leurs activités touristiques sur l’eau. C’est le cas du Centre de villégiature de la Dam-en-Terre qui a choisi de laisser son bateau de croisière dans le hangar cette année.

Les marinas ouvertes, le secteur du tourisme nautique attend toujours

Thomas Dufour
Le Quotidien
Les bateaux reviennent timidement dans les marinas du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis lundi. Si les propriétaires d’embarcations savent qu’ils pourront naviguer pendant l’été, les entreprises de location demeurent dans l’incertitude.

Dans un communiqué publié mercredi, le groupe Nautisme Québec a demandé au gouvernement provincial davantage de mesures pour aider l’industrie du tourisme nautique.

« Les 600 entreprises [nautiques du Québec] ne sont pas en mesure d’offrir l’ensemble des services nécessaires aux plaisanciers, car elles font partie de la grande famille du tourisme pour lesquelles aucune date de réouverture n’est annoncée ainsi qu’aucun soutien financier », explique Sylvain Deschênes, directeur général de Nautisme Québec dans un communiqué.

Les entreprises de location d’embarcations de la région sont aussi dans l’incertitude. « On pense commencer fin juin si tout se passe bien, mais on est en attente de beaucoup de confirmations », explique Damien Larouche, responsable de la logistique chez Equinox.

En temps normal, l’entreprise loue des kayaks, des paddleboards et des rabaskas. Equinox mise sur l’arrivée de touristes québécois au Lac-Saint-Jean pour fonctionner cet été.

Les employés restent positifs : depuis deux semaines, le téléphone sonne pour des réservations. « On va rappeler les clients quand on va savoir quand on peut opérer », indique M. Larouche.

D’autres organisations ont décidé d’annuler complètement leurs activités touristiques sur l’eau. C’est le cas du Centre de villégiature de la Dam-en-Terre qui a choisi de laisser son bateau de croisière dans le hangar cette année. La raison est simple : le bateau de 150 places ne respecte pas les règles de distanciation émises par Québec.

Retour au quai

Les marinas ont pu ouvrir leurs portes lundi, suivant les directives de la ministre du Tourisme, Caroline Proulx. Les propriétaires d’embarcations n’étaient cependant pas pressés de remettre leur bateau à l’eau.

« D’habitude, à cette date-ci, la marina est pleine, explique Gérard Brassard, directeur général du Club nautique de Roberval. En ce moment, on a dix bateaux sur une capacité de 195. »

M. Brassard prépare l’ouverture des quais depuis quelques semaines. Il a réussi à obtenir une autorisation du gouvernement pour que les usagers de la marina puissent réparer leur embarcation dans le stationnement.

Les employés du club nautique s’affairent à mettre en place les mesures sanitaires. Ils installent des pompes à savon, tracent des lignes sur le sol, préparent des affiches de consignes.

Toutes ces mesures ont un coût. « D’un côté on diminue les activités et de l’autre on augmente les dépenses », remarque M. Brassard.

Plusieurs événements ont été annulés : les partys et les compétitions de voiles iront à l’été prochain.

Le directeur de la marina est tout de même soulagé de pouvoir recommencer à recevoir des propriétaires de bateaux. « Quand on a appris qu’on rouvrait, on a ouvert le champagne. »

Le stress a descendu d’un cran. « Mon téléphone a cessé de sonner d’un coup, affirme Gérard Brassard. Les gens étaient inquiets et téléphonaient pour poser des questions. Ça les a rassurés. »

Malgré un léger retard sur la saison, les choses sont en train de rentrer dans l’ordre au club nautique. « Les voiliers vont arriver la fin de semaine du 13 juin, c’est deux semaines plus tard qu’à l’habitude », dit le directeur.