Les maires du Saguenay-Lac-Saint-Jean se prononcent sur les élus

(AMG) - Au lendemain des élections fédérales, la mairesse de Saguenay est convaincue que les nouveaux élus en place défendront la région en portant les dossiers qui touchent le Saguenay-Lac-Saint-Jean à Ottawa.

Josée Néron a rencontré les candidats des différents partis il y a une semaine à peine. Elle est certaine que ceux qui ont été élus ont le sort de la région à cœur.

« J’ai senti une volonté de se porter à la défense de la région. Les personnes en place sont des gens qui croient en notre région et en notre ville, tout comme moi. Elles se préoccupent du développement économique et durable et du retour des jeunes au Saguenay-Lac-Saint-Jean. »

Tôt mardi matin, Josée Néron a téléphoné au libéral Richard Hébert et à la néo-démocrate Karine Trudel, les députés sortants dans Lac-Saint-Jean et Jonquière. « Je voulais les remercier. J’ai grandement apprécié travailler avec eux, affirme celle qui a aussi tenu à féliciter tous les candidats qui se sont présentés à l’élection. C’est grâce à eux que la démocratie peut s’exprimer. Les candidats avaient la représentation des gens de la région à cœur. Je tiens également à féliciter les bénévoles, c’est eux qui soutiennent les candidats, ce sont des gens qui permettent que le processus électoral se réalise. »

La mairesse de Saguenay estime par ailleurs que le message envoyé à Justin Trudeau et au Parti libéral du Canada à travers le pays est clair.

« Les Canadiens ont voulu donner un deuxième mandat à monsieur Trudeau, mais en lui signifiant qu’il va devoir développer ses qualités de leader. On va pouvoir juger la capacité de leader de M. Trudeau. »

LE RAPPORT DE POUVOIR A CHANGÉ

(GR) - Même s’il estime que c’est plus facile de travailler avec un député qui est au pouvoir à Ottawa, Pascal Cloutier, le maire de Dolbeau-Mistassini, souhaite faire avancer les dossiers avec le nouveau député bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe.

« Pour les maires, c’est tout le temps plus facile de travailler avec un candidat au pouvoir, parce qu’on a accès directement aux fonctionnaires qui sont difficiles d’accès, a commenté Pascal Cloutier. C’est sûr que de tomber dans l’opposition, surtout au niveau fédéral, ça change le rapport de pouvoir. Mais la démocratie a parlé et maintenant, ça va prendre des résultats avec de nouveaux députés. »

Au-delà des dossiers majeurs pour la région, la proximité du pouvoir permet aussi de faire des interventions plus rapides pour faire avancer des petits dossiers qui nécessitent un petit coup de pouce politique pour accélérer leur mise en place, ajoute-t-il.

« On va voir comment va se passer la relation entre le Bloc et les libéraux, ça reste à voir au cours des prochains mois, mais j’espère que ça va aller assez rapidement pour faire avancer nos dossiers. »

Pascal Cloutier souhaite qu’Alexis Brunelle-Duceppe défende les intérêts de la région dans le dossier de la protection du caribou forestier et qu’il fasse avancer le projet de desserte de gaz naturel à Dolbeau-Mistassini pour assurer son montage financier. L’amélioration du transport ferroviaire et le financement d’un nouveau chalet du centre Do-mi-ski fait aussi parti de ses revendications.

Le maire de Dolbeau-Mistassini souhaite donner la chance au coureur. « Je pense que le Bloc va être là pour défendre les intérêts du Québec, et donc des régions systématiquement. Après ça, on va voir si ça va se refléter dans les prochains mois », a-t-il conclu.

ASSELIN PRÔNE LA PATIENCE

(ACB) - Le maire d’Alma, Marc Asselin, est d’avis qu’il faudra faire preuve de davantage de patience et d’un peu plus de stratégie à la suite de l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire et de la victoire d’un représentant de l’opposition dans la circonscription Lac-Saint-Jean en la personne d’Alexandre Brunelle-Duceppe, porte-étendard du Bloc québécois. 

« On va composer avec les gens que la société a élus. On sera dans l’opposition, ce sera différent au niveau du travail sur les dossiers, mais ça se fera quand même », a mentionné Marc Asselin qui, comme plusieurs Canadiens, s’est couché très tard, lundi. 

Le représentant du conseil municipal d’Alma est d’avis que les élus municipaux devront se montrer plus patients. Marc Asselin rappelle qu’il a lui-même, par le passé, été habitué à travailler avec le pouvoir notamment avec Denis Lebel, Jean-Pierre Blackburn et, jusqu’à tout récemment, Richard Hébert.

Celui-ci souligne que c’est le travail d’équipe des différents élus qui permettra de faire cheminer les dossiers régionaux à Ottawa. 

Le maire d’Alma a profité d’un entretien avec Le Quotidien pour remercier le député libéral sortant, Richard Hébert, élu lors de l’élection partielle de 2017. 

« Je tiens à souligner le travail de Richard Hébert qui m’a aidé énormément, notamment pour les dossiers des drones et de l’incubateur à Alma. C’était quelqu’un de disponible et qui m’a beaucoup aidé au parlement », a mentionné le maire d’Alma qui a tenu à lui souhaiter la meilleure des chances pour le futur. 

M. Asselin a rappelé le respect qu’il porte envers les personnes qui font campagne en politique. 

UN VENT DE CHANGEMENT, SELON GIBBONS

(GR) - Le maire de Saint-Félicien, Luc Gibbons estime qu’un vent de changement a soufflé, ce qui a permis l’élection du bloc dans la région. « On est là pour travailler avec les gens en place et je suis persuadé qu’eux aussi sont là pour nous aider à nous développer et à développer le Québec », dit-il. 

Avec la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire, ce dernier estime que le Bloc sera aussi en mesure de faire des gains pour le Québec. « Je suis convaincu qu’ils sont de bonne volonté. On va les regarder aller, mais je suis confiant », a-t-il ajouté.

UN BON POUVOIR DE NÉGO POUR LE BLOC, ESTIME SABIN CÔTÉ 

(GR) - Selon le maire de Roberval, Sabin Côté, le Bloc québécois sera en mesure de bien défendre les intérêts de la région, comme l’ont fait d’autres députés de l’opposition par le passé, tels que Karine Trudel ou Richard Martel.

La présence de plusieurs candidats du Bloc donne au parti un bon pouvoir de négociation, estime Sabin Côté, d’autant plus que le gouvernement libéral est minoritaire. « Ça donnera des projets de loi plus nuancés ou des compromis devront être faits », dit-il, estimant que le gouvernement sera en mesure de rester assez longtemps en négociant à la pièce les projets de loi avec le NPD, le Bloc québécois et les conservateurs.

Au passage, le premier magistrat souligne le bon travail réalisé par Richard Hébert, notamment pour améliorer l’accès à la téléphonie cellulaire dans la région.