Luc-Michel Belley, chef de la Division arts, culture et bibliothèques, ainsi que le conseiller municipal Carl Dufour, ont dévoilé les nouveaux services offerts aux usagers des quatre bibliothèques de la ville de Saguenay, vendredi, aux côtés de la mairesse Josée Néron.
Luc-Michel Belley, chef de la Division arts, culture et bibliothèques, ainsi que le conseiller municipal Carl Dufour, ont dévoilé les nouveaux services offerts aux usagers des quatre bibliothèques de la ville de Saguenay, vendredi, aux côtés de la mairesse Josée Néron.

Les livres physiques enfin accessibles à Saguenay

« Ce n’est pas facile, le confinement. Grâce à cette initiative, on pourra voyager, rêver à d’autres réalités », a mentionné Josée Néron vendredi, au cours d’une conférence de presse virtuelle tenue à l’hôtel de ville de Chicoutimi.

Le projet auquel réfère la mairesse de Saguenay touche les quatre bibliothèques municipales desservant sa communauté. Bien qu’elles soient fermées depuis le début de la crise sanitaire, un état de fait que ne changera pas dans l’avenir prévisible, il sera bientôt possible d’emprunter des documents physiques tout en respectant les consignes gouvernementales.

Pour avoir accès à ce service, on n’aura qu’à adresser sa demande en téléphonant au numéro 418-698-5350 ou en écrivant à l’adresse ville.saguenay.ca. Un rendez-vous sera fixé près de la bibliothèque concernée, où l’usager devra garer son véhicule sur l’une des cinq cases de stationnement identifiées à cette fin, chacune sera dûment numérotée.

Les documents seront déposés dans le coffre que la personne aura ouvert au préalable. Au début, cette opération sera menée seulement en après-midi, mais si la demande le justifie, on ouvrira des fenêtres dans l’avant-midi, ainsi qu’en soirée.

« Nos équipes rentrent au travail dès lundi », a précisé Luc-Michel Belley, chef de la Division arts, culture et bibliothèques. C’est à partir de ce jour, en effet, que le service à l’auto deviendra opérationnel. Tous les types de documents pourront être réservés de cette manière et la procédure de retour sera simplissime. Il suffira de les déposer dans la chute à livres.

« Ce service ne donnera lieu à aucun contact », a assuré le conseiller municipal Carl Dufour, président de la Commission des arts et de la culture. Quant aux documents, personne ne les aura touchés pendant un minimum de trois jours, un délai suffisamment long pour que le virus passe de vie à trépas.

Soucieuse de répondre aux besoins de toute la population, y compris les citoyens ne possédant pas un véhicule, de même que ceux qui sont âgés de 70 ans et plus, la ville a créé un service à leur intention. À compter du 4 mai, ces personnes pourront aussi réserver des documents, lesquels seront livrés à leur domicile.

« Saguenay s’ajuste. Nous sommes aux aguets pour que la population traverse cette crise de la façon la plus agréable possible », fait observer Josée Néron. Dans cet esprit, les bibliothèques n’imposeront pas d’amendes à ceux qui auront recours au service de livraison à domicile. On prend en considération le fait qu’ils n’ont pas accès à la chute à livres.

Si les nouvelles mesures portent sur les documents physiques, les livres électroniques, eux, ont toujours été disponibles. On assiste même à une hausse spectaculaire du nombre de prêts, ainsi que l’ont confirmé les statistiques du mois de mars. Cette année, il y en a eu 2893, comparativement à 1974 en 2019. En conséquence, la ville a maintenu l’achat de livres au niveau d’avant la crise, en accentuant la part consacrée au livre électronique. Les librairies locales sont évidemment priorisées.

À propos des activités tenues dans les bibliothèques, enfin, elles reprendront graduellement, annonce Luc-Michel Belley. « Nous redémarrerons les clubs de lecture destinés aux adultes et aux adolescents. Les membres seront contactés la semaine prochaine. Quant au club de lecture pour les enfants, qui fonctionne en été, il démarrera le 16 juin », précise-t-il.

Les bibliothèques planchent également sur un calendrier d’activités culturelles comprenant des conférences et des rencontres avec des auteurs. La encore, ça se fera par le truchement d’Internet et il n’est pas impossible que ce volet de la programmation embrasse les expositions. « C’est une idée qu’on va regarder avec les artistes. C’est techniquement faisable », note Luc-Michel Belley.