Les journaux de GCM très crédibles, selon la population

Les cinq journaux régionaux de Groupe Capitales Médias, dont Le Quotidien fait partie, jouissent d’une excellente crédibilité dans leur région respective avec des taux de confiance oscillant entre 95 % et 86 % dans la population en général.

C’est ce que révèle une recherche rendue publique lundi soir à Québec par le Centre d’études sur les médias de l’Université Laval. « Faites-vous confiance aux médias ? Une question cruciale pour l’avenir du journalisme » était le thème de l’étude que dirigeaient les professeurs émérites Simon Langlois (Université Laval), Serge Proulx (UQAM) et Florian Sauvageau (Université Laval). Les questions avaient été rédigées par les trois auteurs avec l’aide de CROP et la firme avait mené le sondage sur un panel Web auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Québécois du 3 au 23 octobre 2019, alors que la campagne électorale alimentait les passions, mettant à l’épreuve l’indépendance des journalistes.

De façon plus globale, 83 % des Québécois font « très ou assez » confiance aux médias en général (journaux, radio et télé). Celle-ci grimpe à 90 % pour les médias qu’ils consultent personnellement. En revanche, ils sont 66 % à ne pas se fier aux nouvelles publiées sur les réseaux sociaux. Dans cette foulée, 72 % des gens ont confiance dans les journalistes, qui arrivent tout juste derrière les scientifiques (84 %) et devant les professionnels (70 %), les gens d’affaires (51 %) et les politiciens (24 %).

Dans la presse écrite nationale, la population fait davantage confiance à La Presse (91 %), Le Devoir (90 %) et Le Soleil (89 %) qu’aux journaux de Québecor (83 % et 80 % pour Montréal et Québec).

Les émissions d’information des grands réseaux de télévision ont aussi la cote, RDI, Radio-Canada, LCN et TVA obtenant respectivement 96 %, 95 %, 92 % et 90 % de taux de confiance du public. Les stations locales de Radio-Canada arrivent en tête dans le monde radiophonique avec 95 %, suivies par celles appartenant à des entreprises privées (89 %).

Peu crédibles

De l’autre côté du spectre, les médias sociaux n’ont la confiance que d’une faible proportion de la population en général, car seulement 5 % affirment avoir très confiance et 29 % « assez ». Chez ceux qui fréquentent ces réseaux, 71 % font confiance à Twitter, 64 % à YouTube et 50 % à Facebook.

Phénomène intéressant, les réseaux sociaux gagnent en crédibilité lorsque l’information y est relayée par un journaliste (55 %) plutôt que par une connaissance (38 %).

Dans cette foulée, 81 % de la population considère que les journalistes font un travail « honnête ». Néanmoins, ils sont 52 % à se dire d’accord avec l’affirmation selon laquelle ils se font manipuler par les politiciens, contre 47 % qui pensent plutôt le contraire.

Enfin, la grande majorité des gens (69 %) sont à la recherche de nouvelles qui relatent les faits contre 31 % qui veulent que les journalistes y ajoutent leur opinion.

Aide aux médias

Inquiète pour l’avenir de l’information, 63 % de la population est d’accord pour que l’État supporte financièrement les médias. Rien de surprenant, car 76 % jugent que la situation financière de certains groupes de médias est inquiétante alors que 82 % jugent qu’ils sont importants pour la démocratie. Là-dessus, les chercheurs notent un clivage important entre les groupes d’âge, car si 90 % des personnes de 55 ans et plus estiment que les médias sont essentiels pour la démocratie, cette proportion tombe à 71 % chez les 18-35 ans.

On note aussi que 62 % des gens constatent qu’il y a une baisse de la qualité de l’information et 80 % que les fausses nouvelles sont de plus en plus répandues, sans préciser si elles le sont dans les médias traditionnels ou les réseaux sociaux.