Les jeunes devaient composés avec un budget de 250 $ pour créer le panier de Noël qu’ils donnaient, plus tard en soirée, à une famille dans le besoin.
Les jeunes devaient composés avec un budget de 250 $ pour créer le panier de Noël qu’ils donnaient, plus tard en soirée, à une famille dans le besoin.

Les jeunes de Charles-Gravel font preuve d’une grande générosité

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Les jeunes de l’École secondaire Charles-Gravel ont vraiment mis la main à la pâte, cette année, pour aider les plus démunis. En amassant un montant record de 8100 $, ils ont pu préparer des paniers de Noël pour une trentaine de familles défavorisées. De la liste d’épicerie au choix des aliments, ils terminaient leur mission, mercredi soir, avec la livraison des biens aux familles.

Une frénésie régnait au IGA Régnier de Chicoutimi-Nord, alors que la trentaine d’équipes, composées de quatre étudiants et d’un adulte accompagnateur, arpentait les corridors à la recherche des meilleurs produits, au plus bas prix. Chaque équipe avait concocté une liste d’épicerie après avoir contacté sa famille pour connaître ses besoins et préférences. Chaque équipe disposait d’un budget de 250 $. Les familles ont été référées par la Saint-Vincent de Paul.

L’équipe composée de Mya Gaudreault, Mélodie Fortin, Brittany Guimond et de Samuelle Van Zyl avait amassé de l’argent de plus ce qui fait que les filles ont décidé de donner de nombreux cadeaux aux enfants de leur famille.

« C’est drôle de voir les élèves qui ont leur cellulaire et qui calculent pour en avoir le plus possible avec le montant qu’ils ont », a indiqué Pascal Audet, instigateur du projet et animateur de vie spirituelle et d’engagement scolaire, pendant un entretien avec Le Quotidien. Certains élèves n’avaient jamais fait l’épicerie par eux-mêmes et étaient surpris du prix des aliments !

L’argent pour faire l’épicerie provenait des élèves. Chaque groupe qui se portait volontaire devait amasser 250 $. Une fois l’argent recueilli, il recevait les informations sur une famille, comme le nombre d’enfants qu’elle comptait.

L’animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire Pascal Audet est très fier que les élèves aient établi un nouveau record, cette année. Ils ont amassé 8100 $.

Les élèves étaient excités de faire l’épicerie et encore plus d’aller la porter aux bénéficiaires. Mais l’animateur tenait à les ramener sur terre. « Je tente de préparer les enfants le plus possible, que la réaction des familles ne sera peut-être pas celle qu’ils auraient voulue. Ils s’attendent parfois que les parents leur sautent dans les bras, mais il faut que je leur explique qu’il y a des personnes qui ont honte, qui sont gênées ou qui n’auront pas de réaction. C’est important de donner sans avoir aucune attente », a-t-il souligné.

Signification particulière

L’enthousiasme des élèves était palpable, à l’épicerie. Plusieurs avaient avec eux de nombreux cadeaux pour pouvoir gâter les enfants des familles qu’ils aideront.

Les élèves avaient communiqué avec les familles au préalable pour connaître leurs préférences.

Pour l’une des jeunes, l’expérience était encore plus importante, puisqu’elle a confié que sa famille avait elle-même eu besoin de paniers de Noël auparavant. C’était donc à son tour d’aider.

Pour Mélodie, une jeune de secondaire 5, c’était une belle occasion pour partager. « Ça me touche droit au cœur. J’ai décidé de donner parce que je sais que ces familles en ont plus besoin que moi », a-t-elle indiqué au Quotidien. Pour sa coéquipière Brittany, l’expérience lui ouvre les yeux sur la richesse et la pauvreté. « J’aurais apprécié que quelqu’un le fasse pour moi, si c’est moi qui avais été dans le besoin », a-t-elle ajouté.

Auparavant, les élèves de l’école Charles-Gravel amassaient des denrées à la période des Fêtes. Depuis plus d’une dizaine d’années, M. Audet a instauré ce nouveau projet, qui fait que les étudiants posent des gestes concrets pour aider les familles.