La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) section régionale, Julie Bouchard, exprime son désarroi.

Les infirmières du CIUSSS Sag-Lac en campagne dès mardi

La tension entre les professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean et le CIUSSS est montée d’un cran. Les infirmières commenceront à compter de mardi un nouveau moyen de pression, soit le port d’un chandail orange avec le slogan « J’TABOUTTE ».

Par voie de communiqué de presse, les professionnelles de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont fait état, lundi, des trop nombreuses rencontres disciplinaires, de la chasse aux sorcières chez celles qui sont en absence maladie, du climat de travail malsain, du temps supplémentaire obligatoire et de la gestion inhumaine des horaires.

Les membres du syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SPSSLSJ) pensaient que les choses allaient s’améliorer avec l’arrivée, il y a près d’un an, de la présidente-directrice générale, Julie Labbé, et Alexandre Boivin, directeur des ressources humaines, mais constatent que c’est plutôt le contraire. « Alors qu’on croyait à une ouverture envers un nouveau style de gestion, c’est plutôt à un durcissement du ton auquel on a assisté », a indiqué la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) — SPSSLSJ, Julie Bouchard, par voie de communiqué de presse.

Les professionnelles soulignent que le temps supplémentaire a bondi de 18,5 % en soins infirmiers et cardiorespiratoires dans la dernière année et de 40 % depuis 2015-2016. Le taux d’absence maladie est également passé de 8,7 % à 9,3 % dans la dernière année. « À l’hôpital, au CHSLD, en CLSC, au CRDI ou au Centre jeunesse, c’est partout la même chanson. On ne sait plus comment ni à qui le dire, alors il ne nous reste plus qu’à dénoncer et à nous serrer les coudes en attendant qu’on nous prenne vraiment au sérieux. », a écrit Mme Bouchard.

Elles indiquaient aussi que les conditions actuelles ne sont pas intéressantes pour la relève. « On reste une des régions avec les emplois les plus précaires, à deux jours par semaine jour-soir-nuit et fin de semaine. Il n’y a rien d’attirant pour garder nos jeunes finissantes au Saguenay-Lac-Saint-Jean. »

Elles annoncent également que d’autres moyens de pression seront mis en place au cours des prochaines semaines.