Le nid de guêpes a la grosseur d’une balle de baseball en juin et a atteint sa pleine maturité en août. 
Le nid de guêpes a la grosseur d’une balle de baseball en juin et a atteint sa pleine maturité en août. 

Les guêpes prennent d’assaut les résidences de la région

Mariane Guay
Le Quotidien
Les guêpes sont partout, cet été, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Non seulement les exterminateurs en ont plein les bras avec ces insectes, mais il est également extrêmement difficile de se procurer du répulsif à guêpes dans les quincailleries de la région, car plusieurs sont en rupture de stock et ne peuvent en commander.

Chez Desjardins Environnement, une entreprise d’extermination, on constate une hausse significative des appels afin d’éliminer des nids de guêpes. «Sans exagération, depuis deux semaines et demie, je dois avoir fait au-dessus de 40 nids de guêpes. Moi et mon collègue, on doit être à environ 40 ou 50 au total et habituellement quand j’en fais une douzaine ou une quinzaine par saison, c’est bon», explique le technicien antiparasitaire Steeve Lapointe.

De son côté, le propriétaire de Bio-Pro Extermination, Éric Blackburn, reçoit également beaucoup d’appels en lien avec les guêpes. Selon lui, le nombre de guêpes est stable depuis plusieurs années, mais comme les gens sortent beaucoup à l’extérieur de leur maison en raison de la pandémie et du beau temps, les guêpes s’approchent davantage des résidences pour y créer leur nid.

«Nous avons plus d’appels de service, mais en terme de quantité, il n’y a pas davantage de guêpes. C’est plus le fait qu’il y a beaucoup de piscines qui se sont vendues, beaucoup de gens sont restés à proximité de leur patio, près de leur résidence. Tout ce qui est activité humaine va attirer les guêpes, explique-t-il. Cette année, beaucoup beaucoup de nids de guêpes sur les maisons effectivement, mais le nombre de guêpes est assez stable.»

Éric Blackburn mentionne que le téléphone sonne plus souvent cet été, également parce que les quincailleries peinent à trouver du répulsif à guêpes. «Dans plusieurs appels que j’ai, on me dit que les gens ont de la difficulté à trouver des produits domestiques pour le faire par eux-mêmes», souligne l’exterminateur. En effet, deux des trois quincailleries contactées par Le Quotidien au Saguenay n’avaient plus du tout de produit anti-guêpes, et il est impossible d’en commander, car le problème provient de la source, la maison-mère.

Il expliquait aussi qu’en ce moment, les nids sont à leur plus grande taille, car ils sont à pleine capacité de guêpes ouvrières. Lorsque rejoint mardi, il venait d’ailleurs tout juste d’exterminer deux gros nids de la grosseur d’un ballon de basketball. Au début de la saison, ils ont plutôt la taille d’une balle de baseball.

La température, un facteur important
La température a également joué un rôle important dans la prolifération d’insectes en général. Steeve Lapointe et Éric Blackburn ont tous les deux indiqué que la saison avait commencé plus tôt cet été, en raison notamment des grandes chaleurs du mois de mai.

«Les 15 derniers jours du mois de mai, nous avons vraiment eu du beau temps, donc tout a commencé beaucoup plus tôt cette année, puis cinq semaines plus tard il faisait encore très chaud. Tous les insectes réagissent fortement aux chaleurs et ils cherchent à rentrer dans les maisons pour trouver de l’humidité et cela fait que oui, c’est une très bonne année pour les insectes», précise M. Blackburn.