Les gestionnaires ont respecté les règles

La querelle des débarcadères du lac Betsiamites, sur le territoire de la zec Martin-Valin, a permis au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs de mettre en évidence les règles qui encadrent la gestion des accès publics aux plans d’eau de même que les conditions d’installation d’infrastructures comme des quais.

Des utilisateurs ont contacté Le Quotidien afin de dénoncer des décisions prises par les dirigeants de la zec.

D’entrée de jeu, le biologiste responsable des territoires structurés à la direction régionale du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Simon Dufour, précise que cette affaire a débuté par de bonnes intentions de la part des dirigeants de la zec. Ces derniers avaient limité l’accès à un débarcadère situé dans les limites d’un terrain de camping afin de sécuriser le secteur.

« Au début de l’été 2017, nous avons été informés qu’une affiche avait été installée et qui annonçait la fermeture du débarcadère. Nous avons contacté l’organisme pour les informer que le ministère devait obligatoirement donner l’autorisation avant que l’on procède à la fermeture d’un accès public à un lac », explique Simon Dufour. 

Le biologiste rappelle qu’un second débarcadère, beaucoup mieux aménagé, était tout de même accessible aux utilisateurs non loin de celui du terrain de camping. « Les gens n’ont pas agi de mauvaise foi. Ils voulaient rendre le site du terrain de camping plus sécuritaire », insiste le biologiste.

Dès que le ministère a été avisé de l’installation d’une affiche, des contacts ont été établis avec les dirigeants de la zec pour leur demander de retirer l’affiche en question de façon à rendre le débarcadère accessible à tous les utilisateurs du territoire. Les gestionnaires ont immédiatement modifié l’affichage pour se conformer aux directives du ministère.

« Certains débarcadères remontent à l’époque des clubs privés. D’autres ont été aménagés par les zecs et c’est la même règle. Ils sont accessibles pour tout le monde. Ça ne s’applique pas pour un débarcadère qui donne directement sur le terrain d’un chalet. »

La zec Martin-Valin a également eu à expliquer l’installation de quais flottants à proximité du débarcadère problématique du lac Betsiamites. Le biologiste du ministère affirme qu’il n’est pas interdit d’installer ces quais, mais que les gestionnaires de la zec doivent obligatoirement obtenir l’autorisation du ministère. Ces quais doivent aussi être accessibles pour tous les utilisateurs et non seulement pour un groupe d’individus.

Dans cette affaire, le ministère agit surtout en accompagnement avec les gestionnaires de la zec Martin-Valin. Selon Simon Dufour, la zec respecte les notions d’accès public pour ses infrastructures comme elle est tenue de le faire. Les zecs agissent sur le territoire à titre de délégataire de gestion du gouvernement du Québec.