Marie-Claude Deschênes, de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est, le sergent Stéphane Simard, Marie-Claude Gagnon, sergente à la liaison pour Échec au crime, l’enseignante Chantale Tremblay et Guy Desmarais, vice-président au développement et au marketing d’Échec au crime.

Les futurs policiers conscientisés

Signaler un crime ou une personne sans devoir parler à un policier ou se rendre à un poste de police, voilà ce qu’offre Échec au crime.

Des responsables de l’organisme créé en 1997 étaient de passage, cette semaine à Alma, afin de rencontrer les étudiants en troisième année du programme Techniques policières du Collège d’Alma et les membres de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est. L’objectif de cette visite était de faire connaître l’organisme à but non lucratif et de lancer les bases d’un comité local.

Même si Échec au crime oeuvre partout en province sauf à Montréal, parce qu’un service équivalent existe, l’organisme et sa raison d’être sont souvent mal compris du public. « Échec au crime n’a rien à voir avec la police. Nous ne sommes pas un organisme policier. Toutefois, nous travaillons de concert avec eux. Notre mandat est d’offrir à la population une façon anonyme de signaler les crimes », précise Guy Desmarais, vice-président au développement et au marketing.

Échec au crime est, en quelque sorte, un levier entre le citoyen et le corps policier. Il est possible de transmettre des renseignements par téléphone au 1-800-811-1800 et en ligne via le www.echecaucrime.com. Ceux-ci seront ensuite remis aux corps policiers concernés. En plus de garantir la protection de l’identité et de l’anonymat, Échec au crime remet, sur demande, des récompenses monétaires. 

Les façons de faire de l’organisme s’ajustent aux crimes commis, aux publics concernés et aux régions touchées. Les exemples de réussite sont nombreux. Par le passé, Échec au crime a permis d’aider à boucler un cas de délit de fuite mortel en l’espace de deux jours. Les cas du passé confirment que l’affichage à la suite de cas de vandalisme ou de vol commis a un grand effet dissuasif.

Les comités locaux confirment leur importance significative, entre autres par une connaissance du milieu et des secteurs problématiques. Un comité local qui fait la promotion du programme permet d’augmenter les signalements de façon substantielle. D’après les statistiques, les secteurs couverts par les deux comités locaux reçoivent la moitié des appels de la province. « Ça appartient à la population de sécuriser son milieu, pas seulement aux policiers », ajoute celui qui est impliqué depuis la création de l’organisme, d’abord comme policier, ensuite comme bénévole.

La conférence « Devenez un agent de prévention » a un effet positif auprès des étudiants en Techniques policières d’Alma. Selon l’enseignante en criminologie, Chantale Tremblay, les jeunes en ressortent avec la tête pleine d’idées. Plusieurs ont envie de s’impliquer. « La conférence leur permet de faire des liens avec leur réalité. Nos jeunes seront confrontés à des personnes qui ne veulent pas parler. C’est un outil de plus pour nos étudiants », ajoute-t-elle. 

Échec au crime est également un argument de taille quant à tout le travail qui peut être fait en prévention. 

La clientèle d’affaires est plus rare pour Échec au crime. Pourtant, il y a de nombreux types de délits commis en entreprises, notamment le vol à l’étalage, le vol d’essence et les vols commis par le personnel.