Le recruteur des Forces canadiennes, Marco Houde, est de passage au Lac-Saint-Jean pour combler une centaine de postes.

Les Forces recrutent au Lac

Les Forces canadiennes ont entamé une tournée de recrutement dans le Haut-du-Lac. Elle s’est arrêtée à Roberval mercredi et poursuit son chemin à Saint-Félicien et Dolbeau-Mistassini jeudi et vendredi. Les espoirs d’attirer des femmes et des autochtones sont grands. L’armée souhaite aussi attirer des pharmaciens, des médecins, des physiothérapeutes et des travailleurs sociaux.

« Les conditions qu’on offre en santé font en sorte que les gens avec de l’expérience dans le civil vont avoir le goût de venir avec nous parce que notre clinique est ouverte de 7 h 30 à 16 h. Il n’y a pas non plus de bloc opératoire et le salaire s’arrime parfaitement à ce qui est offert au civil », avance Marco Houde, qui travaille au centre de recrutement de Chicoutimi.

Ce dernier ajoute que les médecins pratiquent dans de petits hôpitaux, « un peu comme des cliniques familiales sur chacune des bases ». Les médecins engagés par l’armée canadienne reçoivent même une prime négociée en fonction de leurs études et leur parcours.

Autochtones de Mashteuiatsh
Les Forces canadiennes se rendent au moins une fois par année dans la communauté de Mashteuiatsh pour y recruter des jeunes de l’école secondaire ou encore de la clientèle adulte. Cette séance à l’hôtel Château Roberval présentait donc des avantages en termes de proximité.

« On a de très beaux programmes autochtones où le jeune peut faire un peu comme des camps de cadet. Un jeune peut venir faire une expérience, est payé pour les semaines qu’il fait et peut retourner dans sa communauté par la suite un peu comme un avant-goût », fait valoir M. Houde.

Il précise qu’il existe des programmes de durées différentes pour eux, de trois et de six semaines notamment. Les autochtones représentent 2,3 % de tout le personnel des Forces canadiennes actuellement, mais Ottawa voudrait faire grimper cette proportion à 4,3 %.

Les femmes, toujours sous-représentées
Le gouvernement fédéral est en mode séduction auprès des femmes, et ce, depuis plusieurs années : il voudrait qu’un soldat sur quatre soit une femme. Actuellement, 17 % des employés de l’armée canadienne sont de sexe féminin.

« C’est encore très d’actualité et ça reste encore un grand défi d’attirer des femmes. On développe de la publicité adressée aux femmes et à toute la diversité en même temps », explique-t-il.

Besoin de relève
Selon M. Houde, 10 000 postes à travers le pays restent à pourvoir, notamment en raison de départs à la retraite. L’armée canadienne est sans cesse à la recherche de mécaniciens et de techniciens en électronique autant dans la marine, l’armée et l’aviation.

« Tout ce qui touche l’électronique et les télécommunications, présentement, on est en grande pénurie. Pourtant, ça intéresse les jeunes. J’ai l’impression que les jeunes qui s’intéressent à ce domaine ne pensent pas aux Forces. Ils sont peut-être des jeunes moins actifs », croit-il.

Les candidats retenus devront répondre à des critères médicaux stricts et devront s’engager pour une durée minimale de trois ans dans les Forces canadiennes. L’obtention d’un diplôme d’études professionnelles, collégiales ou encore universitaires n’est pas obligatoire. L’armée canadienne offre une vaste gamme de formations en échange que l’étudiant passe un certain nombre d’années sur une base militaire.