Ce sont plus de 778 Fermières qui étaient attendues à l’Hôtel Le Montagnais de Chicoutimi pour la tenue du congrès annuel des Cercles de Fermières.

Les fermières débarquent à Chicoutimi

L’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi accueille cette fin de semaine quelque 800 femmes issues de partout au Québec pour le Congrès annuel des Cercles des Fermières. La plus grande association féminine québécoise y présentera entre autres choses une exposition d’artisanat, une soirée méritas ainsi que le bilan financier 2017.

Transmettre un patrimoine artisanal et culturel étant la mission première des Cercles des Fermières, les membres de chacune des fédérations régionales ont soumis cinq produits artisanaux à un concours provincial dont les prix seront remis au cours du gala méritas prévu en soirée.

Questionnée à savoir la signification de cette compétition amicale appréciée de tous, la Fermière depuis 35 ans et secrétaire responsable du Congrès, Lauriette Lacroix, y va d’une comparaison colorée avec le système scolaire. « Quand on allait à l’école, chaque année, nous devions passer des examens pour évaluer nos acquis et ceux qui n’avaient pas étudié échouaient. C’est la même chose avec les Cercles de Fermières. Le concours permet aux femmes d’apprendre et de perfectionner leurs techniques », explique Mme Lacroix.

Le regroupement des Cercles de Fermières offre à ses membres des formations sur diverses techniques artisanales. Sur la photo, les femmes admirent les nombreux bandeaux tricotés avec fierté par les Fermières du Québec.

Recrutement difficile
Le regroupement des Cercles de Fermières a d’abord vu le jour il y a 103 ans avec un premier rassemblement à Chicoutimi, suivi dans la même année des Cercles de Roberval, Champlain, Saint-Agapit et Plessisville. Il compte aujourd’hui plus de 31 000 membres, un nombre en décroissance depuis plusieurs années.

« Aujourd’hui, la plupart des femmes sont sur le marché du travail et ne sont pas nécessairement disponibles pour participer aux rencontres qui se tiennent en soirée », explique Mme Lacroix. Nous aimerions recruter des jeunes filles et c’est ce qu’on essaie de faire par l’entremise d’un programme d’artisanat jeunesse offert dans les écoles.»

L’évènement se poursuit jusqu’à dimanche.