Les futurs techniciens ambulanciers doivent patienter avant de pouvoir faire les examens théorique et pratique du Programme national d’intégration clinique.

Les examens encore repoussés

La pénurie de paramédics qui touche l’ensemble des régions du Québec est encore loin de s’estomper puisqu’une centaine de candidats ambulanciers sont présentement en attente afin de subir leur examen qui leur permettra d’être inscrits au Registre national de la main-d’oeuvre, leur donnant ainsi un droit de pratique.

Au cours des derniers jours la direction médicale nationale du ministère de la Santé et des Services sociaux a informé les candidats qu’elle reportait une nouvelle fois la prochaine séance d’examens pratique et théorique du Programme national d’intégration clinique ( PNIC ), qui était prévue en août et qui permet la certification des diplômés paramédics.

En entrevue, Patrick Dufresne, président de la Corporation des paramédics du Québec, explique que ces reports répétés peuvent être dûs au manque de ressources au sein du ministère pour gérer les nouvelles admissions.

De plus, la direction médicale nationale est en période de réorganisation à la suite du départ de la docteure Collette Lachaîne. « On craint qu’avec ce départ, ça risque encore d’empirer les choses », affirme M. Dufresne. Selon lui, il y a le fait que le taux d’échec aux examens est tout de même élevé à 50 %, de sorte que beaucoup de candidats tentent leur chance à nouveau, ce qui vient encore alourdir la liste d’attente.

Ce dernier mentionne que depuis 1994, la Corporation réclame la création d’un ordre professionnel encadrant le travail des paramédics pour assurer la protection du public. « Au cours dernières années, le ministère a mis en place nouvelles mesures de protection du public, de sorte que le ministère ne juge plus important de créer un ordre professionnel.

M. Dufresne soutient qu’environ 200 paramédics sont manquants au Québec. Il n’était pas en mesure de préciser combien de candidats sont en attente au Saguenay-Lac-Saint-Jean.