En entrevue au Quotidien, Josée Néron a confirmé que toutes les personnes ayant soumis un curriculum vitae seront rencontrées, puisque chaque candidature se situe à un très haut calibre.

Les entrevues ont lieu aujourd'hui

L'Équipe du renouveau démocratique (ERD) rencontrera huit candidats dans le cadre d'entrevues d'embauche qui auront lieu aujourd'hui. L'ultime étape du processus de sélection permettra au parti de se doter d'un directeur de cabinet et d'une personne responsable de la recherche et des communications.
Élue sous la bannière de l'ERD le 3 novembre dernier et représentante du quartier #14 à la table du conseil, Josée Néron fait partie du comité chargé de diriger les entrevues. Elle sera accompagnée du chef Paul Grimard et d'un nouveau membre du conseil d'administration. L'ERD souhaite que la composition du cabinet ne soit pas déterminée exclusivement par des membres de « la vieille garde ».
En entrevue au Quotidien, Josée Néron a confirmé que toutes les personnes ayant soumis un curriculum vitae seront rencontrées, puisque chaque candidature se situe à un très haut calibre. Si la conseillère ne peut lever le voile sur leur identité à ce stade, elle signale que tous les postulants proviennent du monde politique. Ils ont principalement évolué dans l'entourage de députés et ministres provinciaux et fédéraux.
« Nous avons établi une série de critères. Toutes ces personnes y répondent. Elles sont disponibles, qualifiées et partagent nos valeurs », a fait valoir la politicienne.
Le comité de sélection ne tardera pas à prendre une décision, laquelle sera soumise à l'exécutif du parti vendredi. L'ERD s'est aussi engagé à fournir les noms des personnes choisies au directeur général de Saguenay, Jean-François Boivin, au plus tard lundi. La Loi exige que le projet d'embauche soit entériné par le comité exécutif de la ville, dont la prochaine assemblée aura lieu le 16 janvier.
Budgets
Peu après le scrutin de novembre, l'ERD a appris qu'une enveloppe de 288 000 $ puisée à même le budget de la ville serait mise à sa disposition pour lui permettre de former un cabinet, en vertu de son statut de parti d'opposition. Cette somme a toutefois été revue à la baisse dans la foulée de la décision du maire Jean Tremblay de réduire son équipe d'attachés politiques de 14 à sept personnes. Ces modifications ont d'ailleurs envoyé le bras droit du premier magistrat, Ghislain Harvey, à Promotion Saguenay, où il portait déjà le chapeau de directeur général. Comme l'explique Josée Néron, les règles du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) stipulent que l'opposition a droit au tiers de l'enveloppe consacrée à la rémunération du cabinet du maire.
« Au départ, il en avait pour environ 1 million $. Mais en décembre, il a procédé à un exercice d'élagage. Est-ce que c'était une véritable cure d'amaigrissement ou de l'élagage déguisé? C'est ce qu'il faudra voir », indique Josée Néron. Elle continue de croire que seuls le départ du directeur de l'arrondissement de Jonquière pour la retraite et celui de l'adjointe du candidat défait Fabien Hovington constituent de véritables suppressions de postes.
« Je ne sais pas si un tel remaniement aurait eu lieu si on n'avait pas été là », enchaîne-t-elle. Les changements dans la garde rapprochée du maire Tremblay ont donc eu pour effet de réduire de plus de 100 000 $ les budgets accordés à l'ERD. Le parti croyait au départ pouvoir engager trois employés, mais devra plutôt se contenter de deux pour l'instant. Le montant de 182 500 $ couvrira deux salaires plus les avantages sociaux.
Candidats
Si la Loi interdit l'appareil municipal d'embaucher un ancien élu au cours de l'année suivant sa défaite électorale, rien n'empêche l'ERD de s'adjoindre des services d'un de ses candidats défaits. À ce chapitre, Josée Néron confirme qu'une personne ayant brigué les suffrages en novembre dernier aura la chance de se faire valoir en entrevue aujourd'hui.