Les enjeux locaux au coeur du débat

Quatre candidats à l’élection partielle dans Roberval, Nancy Guillemette pour la CAQ, William Laroche pour le PLQ, Thomas Gaudreault pour le PQ et Luc-Antoine Cauchon de QS, ont eu l’occasion de discuter des enjeux locaux à l’occasion d’un troisième débat tenu mercredi devant le Cercle de presse du Saguenay.

Dans un comté où l’agriculture et la foresterie occupent une part importante de l’économie locale, chaque candidat a tenté de faire valoir l’importance d’être bien représenté à l’Assemblée nationale pour défendre les dossiers qui concernent les citoyens. Ces derniers peuvent choisir le pouvoir, un argument servi par Mme Guillemette, ou encore le représentant d’un parti d’opposition dynamique qui sera prêt à bien les défendre.

Invitée à parler du projet local auquel ils tiennent le plus pendant le prochain mandat, Mme Guillemette croit qu’en choisir un seul est réducteur, mais ajoute que la défense des dossiers de la forêt et de l’éducation pour contrer le décrochage scolaire chez les garçons sont la base.

Le candidat péquiste croit qu’il faut aider les municipalités à redynamiser leur secteur et à conserver leurs services de proximité à une époque où les épiceries de village, dépanneurs et postes d’essence disparaissent. « La CAQ n’a pas cette priorité puisqu’elle a enlevé la portion occupation du territoire du nom du ministère des Affaires municipales », a déclaré M. Gaudreault.

Luc-Antoine Cauchon (QS), Nancy Guillemette (CAQ), Thomas Gaudreault (PQ) et William Laroche (PLQ) ont débattu devant le Cercle de presse.

Du côté libéral, M. Laroche croit qu’il faut faire du développement hydroélectrique «une obsession» avec l’érection de nouvelles minicentrales.

La conservation des jeunes en région passe par du travail, croit M. Cauchon. Selon lui, un meilleur financement de certains secteurs, comme la culture où les régions ne reçoivent que 55 $ par personne comparativement à 300 $ pour les grandes régions, constitue une mesure pour créer des emplois, au même titre que des mesures d’aide pour l’acquisition de terres agricoles.

L’aménagement d’une desserte ferroviaire pour le PQ, la création d’emplois dans le cadre de l’ouverture de la mine de Métaux BlackRock pour le libéral Laroche et le développement d’un parc industriel nordique pour la CAQ constituent d’autres priorités citées.

Main-d’oeuvre

Parmi les autres thèmes abordés, la pénurie d’emplois et l’immigration ont occupé une partie des échanges alors que la candidate caquiste s’est dite favorable à l’adoption de mesures destinées à aider les retraités à retourner sur le marché du travail à temps partiel sans avoir à subir de pénalités au niveau de leurs revenus. M. Gaudreault croit qu’il faut analyser le dossier de la main-d’oeuvre sous plusieurs angles, dont la valorisation de la formation professionnelle auprès des jeunes tout en rendant le marché du travail le plus accessible possible. M. Laroche s’est dit favorable à aider les entreprises à recruter et former des employés, mais croit qu’il faut également favoriser le bien-être et l’établissement des familles dans la région afin d’assurer leur rétention. Le candidat de QS est également favorable au recrutement de travailleurs étrangers, mais estime qu’il faut aider à leur intégration, notamment en formant le milieu à la culture et aux pratiques de ces personnes.

Signes religieux

La candidate Guillemette défend la position de son parti quant au congédiement possible de personnes en autorité et qui refusent le retrait des signes religieux, dont les professeurs, même si au Lac-Saint-Jean, ce n’est pas un problème prioritaire.

Le candidat péquiste critique la position du gouvernement qu’il juge trop à droite et extrémiste. Selon lui, il est nécessaire d’agir avec respect dans ce dossier et il ne croit pas que ce soit le cas avec la loi déposée.

Chez Québec solidaire, M. Cauchon affirme qu’il ne faut pas agir en hypocrite en interdisant les signes religieux chez les personnes en autorité et, de l’autre côté, défendre le maintien du crucifix au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale.