Jusqu’à 150 employés fédéraux de Chicoutimi pourraient devoir déménager au Centre fiscal de Jonquière au cours des prochaines années.

Les employés fédéraux pourraient déménager

Alarmé par une rencontre d’employés tenue la semaine dernière, le syndicat des fonctionnaires fédéraux qui travaillent sur la Zone portuaire à Chicoutimi craint de devoir déménager 150 employés au Centre fiscal de Jonquière.

La semaine dernière, des gens de Travaux publics ont rencontré les employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC) qui occupent la majeure partie du 100, rue Lafontaine pour leur faire part du projet de déménagement vers Jonquière au cours des prochaines années.

L’argument du fédéral est que le Centre fiscal de Jonquière dispose d’assez d’espace libre pour accueillir les 150 employés de Chicoutimi et qu’il n’y a pas lieu d’aménager de nouveaux locaux à Chicoutimi.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) croit plutôt que le gouvernement tente ainsi de fermer la bâtisse de Chicoutimi par la bande, en refusant de rénover les locaux.

Jusqu’à 150 employés fédéraux de Chicoutimi pourraient devoir déménager au Centre fiscal de Jonquière au cours des prochaines années.

« Si le bureau de Chicoutimi déménage à Jonquière, c’est la fin des nouveaux emplois au Saguenay », a déclaré le conseiller syndical de l’AFPC, Normand Pelletier, en entrevue au Quotidien. « Au gouvernement fédéral, on fonctionne avec des lignes d’affaires centralisées. Ce n’est plus du travail qui est amené par région. Avant, on a eu plein de documents, d’études et d’hypothèses comme quoi on déménageait, mais là, c’est concret. N’oubliez pas que ce sont les mêmes qui nous ont acheté le système de paie Phénix », poursuit le conseiller, visiblement prêt à se battre pour que l’édifice de la rue Lafontaine demeure ouvert.

Il lance d’ailleurs une pointe au député fédéral de Chicoutimi–Le Fjord, Richard Martel, qu’il taxe de ne pas pouvoir défendre le maintien des emplois dans sa circonscription, en raison de la ligne de parti des conservateurs, qui sont fermement en faveur d’une déclaration d’impôt unique pour les Québécois. Cette mesure, si elle venait à être appliquée, signifierait sans doute la fin pour les employés du Centre fiscal de Jonquière.

Stationnement

La question du manque d’espaces de stationnement autour du Centre fiscal de Jonquière avait aussi fait beaucoup de bruit en janvier, alors que des résidants des environs se plaignaient que les employés laissaient leur voiture dans les rues avoisinantes.

Le stationnement avait ensuite été interdit dans les rues des Coudriers, des Genévriers, des Rosiers, des Cassandres et des Sorbiers, notamment. L’arrivée de 150 nouveaux employés dans le secteur laisse là aussi Normand Pelletier perplexe devant la faisabilité de ce transfert de Chicoutimi vers Jonquière.

« Ils vont faire quoi ? Est-ce que les gens vont encore être obligés de se stationner partout ? », se questionne le conseiller syndical. Le ministre des Transports, Marc Garneau, doit d’ailleurs faire un saut à Jonquière, jeudi, et le représentant de l’AFPC se promet de discuter du dossier avec lui.

Outre les 150 employés de l’ARC, une quinzaine d’employés d’Anciens Combattants Canada occupent également les locaux, en plus de ressources attachées à l’Agence des services frontaliers du Canada et d’Industrie Canada.