Le président du Syndicat national des employés de garage du Québec, Dany Caron, le trésorier de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Serge Tremblay, le président du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nicolas Gagnon, et le coordonnateur régional de la CSD, Joël Tremblay, ont rencontré les salariés samedi matin en assemblée générale annuelle.

Les employés de garage auront bientôt remboursé la dette du lock-out

Le remboursement de la dette de 6,2 M$ du Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SDEG), contractée durant le lock-out de 34 mois, sera complété le 1er août, presque trois ans plus tôt que prévu.

La nouvelle a été annoncée aux salariés lors de leur assemblée générale annuelle, samedi matin au Delta à Jonquière. Ils auront un poids financier de moins sur les épaules, alors que leur cotisation syndicale mensuelle pourra diminuer de 628$. Le paiement accéléré a été possible grâce aux dons des autres syndicats qui sont, comme le SDEG, affiliés à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), autant dans la région qu’ailleurs dans la province. Des économies de plus de 4 M$ ont ainsi été générées.

La satisfaction des employés de garage était évidente, alors qu’ils ont offert une ovation debout au trésorier de la CSD Serge Tremblay après son allocution en conférence de presse.

« Ce fut une lutte sans pareil pour se tenir debout et marquer l’histoire du Québec. On a pris une décision déchirante pour se donner les moyens de vivre dans la dignité et le respect. On s’est acquitté de la dette honorablement », a déclaré M. Tremblay.

Les employés de garage ont offert une ovation debout au trésorier de la Centrale des syndicats démocratiques, Serge Tremblay, après son allocution en conférence de presse.

L’emprunt de 6,2 M$ avait permis de donner une allocation supplémentaire de 175 $ aux quelque 200 membres durant une partie du lock-out, qui s’est étendu de février 2013 à janvier 2016. Imposé par 26 concessionnaires, il s’agit du plus long de l’histoire du Québec. La période de remboursement était initialement étalée sur six ans.

Fusion

Par ailleurs, la centaine de membres présents à l’assemblée générale annuelle samedi a adopté à l’unanimité une résolution pour rejoindre le Syndicat national des employés de garage du Québec (SNEGQ), ce qui en fait le plus grand syndicat du secteur des services automobiles dans la province.

« On prend un virage. On ne veut pas que les choses se repassent de la même façon. On ne conclura pas la prochaine entente avec un gun sur la tête, assure Serge Tremblay. Nous pourrons profiter de l’expertise du SNEGQ pour renouveler la convention de façon décente et civilisée. »

Le nouveau président du SDEG, Nicolas Gagnon, a souligné l’aide du Syndicat national des employés de garage pour surmonter les défis du retour au travail après le lock-out. « Les relations se portent de mieux en mieux », indique celui qui a été élu samedi.

Un travail de normalisation est en cours. « Tout le monde va avoir appris de ce qui s’est passé au Saguenay-Lac-Saint-Jean dans les six dernières années », croit le président du SNEGQ, Dany Caron.

Poursuite

En décembre 2016, la CSD a déposé une poursuite de 1,8 M$ contre une quarantaine d’employés de garage qui ont décidé de rejoindre les rangs de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) après la fin du conflit, évitant ainsi de rembourser la dette du SDEG. Le procès devrait se dérouler en mars 2020 au Palais de justice de Chicoutimi. « On va aller chercher ce que les ex-membres doivent à leurs confrères et on ne s’arrêtera pas», martèle Serge Tremblay.