Les projets hydroélectriques comme celui de la minicentrale de la 11e Chute démontrent que le milieu est capable de se prendre en main.

Les élus du Lac sont favorables à de nouveaux projets hydroélectriques

Tout comme la CAQ, les deux préfets des MRC Maria-Chapdelaine et Domaine-du-Roy, Luc Simard et Lucien Boivin, ainsi que le chef de Mashteuiatsh, Clifford Moar, sont favorables à l’idée de développer de nouveaux projets hydroélectriques dans la région.

« On est enchantés par la vision de la CAQ qui souhaite développer de nouveaux projets hydroélectriques », a mentionné Luc Simard, préfet de la MRC Maria-Chapdelaine. Lors de son congrès présenté en fin de semaine dernière, François Legault a présenté son plan vert, qui mise en bonne partie sur l’hydroélectricité.

Même si Hydro-Québec nage dans les surplus en ce moment, ce dernier estime que l’on ne produit pas trop d’électricité au Québec, car on pourrait en utiliser davantage. « Il y a beaucoup d’énergie fossile à remplacer dans les transports et dans le chauffage des bâtiments publics, dit-il. L’idéal est de produire l’énergie localement pour créer des retombées chez nous. »

Selon Luc Simard, les barrages érigés par la Société de l’énergie communautaire à Val-Jalbert et à la 11e chute démontrent que le milieu est capable de se prendre en main pour générer des retombées locales qui peuvent être investies pour le développement économique. Ce dernier vante entre autres le partenariat entre les deux MRC du nord du Lac et la communauté de Mastheuiatsh. « C’est le meilleur modèle, parce qu’en plus d’augmenter notre autonomie, ça nous permet de produire de l’énergie verte », ajoute le préfet.

Un projet de barrage au fil de l’eau est d’ailleurs dans les cartes de la Société. Un tel projet permettrait notamment de développer, de maintenir et de consolider le savoir-faire local, estime Luc Simard.

À Mashteuiatsh, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan mentionne être « ouvert au développement de projet de petite centrale au fil de l’eau, sur le modèle communautaire, à l’image de ceux réalisés en partenariat avec les MRC et la région ».

Sur les projets hydroélectriques proposés au Lac-Saint-Jean au fil des ans, deux projets ne se sont pas concrétisés, soit les barrages sur la rivière Ashuapmushuan et le barrage de la chute Martine, sur la rivière Métabetchouan, à Desbiens. Étant donné que la rivière Ashuapmushuan se trouve dans une aire protégée projetée, ce barrage ne verra pas le jour. En 2009, Chambord, Desbiens et Saint-André-du-Lac-Saint-Jean avaient préparé un projet de minicentrale de 50 mégawatts sur le site de la chute Martine. Il a été impossible de confirmer si ce projet était toujours dans les cartons des promoteurs.