Mario Simard, Étienne Lavoie, Sabin Tremblay, Martin Tremblay, Louis Boudreault, Sylvain Maltais et Alexis Brunelle-Duceppe ont discuté de la façon de défendre les intérêts de la région dans le domaine de l’aluminium dans le cadre du nouvel accord de libre-échange.
Mario Simard, Étienne Lavoie, Sabin Tremblay, Martin Tremblay, Louis Boudreault, Sylvain Maltais et Alexis Brunelle-Duceppe ont discuté de la façon de défendre les intérêts de la région dans le domaine de l’aluminium dans le cadre du nouvel accord de libre-échange.

Les élus du Bloc rencontrent le STAA pour mieux connaître le milieu de l'aluminium

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Dans le cadre du nouvel accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique, les députés bloquistes du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard, ont rencontré le Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma (STAA-Métallos), vendredi, afin d’en apprendre davantage sur la production de l’aluminium.

Les députés de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, et de Jonquière, Mario Simard, expliquent que grâce à ce genre de visite, ils peuvent mieux comprendre comment fonctionne une salle de cuve en ayant une vision de l’arrivée de la bauxite jusqu’au matériau fini. Ils peuvent également mieux distinguer les différents projets prévus tels qu’Alma II et le projet de centre de coulée de billettes. « L’aluminium est une priorité pour la rentrée parlementaire », affirme Mario Simard, en entrevue téléphonique.

L’accord prévoit que 70 % des pièces automobiles qui contiennent de l’aluminium devront provenir de la zone nord-américaine pour être dispensées de tarifs douaniers. En revanche, pour être conforme au traité, il suffit que l’aluminium provenant d’un autre continent soit fondu ou transformé dans l’un des trois pays de l’accord. Actuellement, le Mexique peut ouvrir ses frontières pour importer de l’aluminium provenant de la Chine, de la Russie ou de l’Inde, alors que le Canada et les États-Unis ne le peuvent pas.

Considérant la différence des coûts d’investissement, le risque est que les investisseurs s’installent au Mexique plutôt qu’au Canada. Le manque d’investissements aurait de grandes conséquences sur l’industrie de l’aluminium au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le STAA-Métallos souhaite que le gouvernement fédéral s’engage à entrer en négociation avec le Mexique et les États-Unis afin qu’il y ait des modifications dans le traité et que l’aluminium obtienne la même protection que l’acier.

Pas d’investissements

Selon les députés bloquistes, sans changement dans le traité, les entreprises n’investiront pas dans l’industrie du Québec. « La population doit comprendre qu’il y a une distinction à faire entre la maintenance de l’usine et les investissements. Il ne suffit pas de maintenir l’usine. Nous voulons de vrais investissements qui déboucheront sur des emplois et pour cela, il faut des marchés. »P

Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard rappellent également que la mobilisation régionale existe et est bien réelle. « Considérant son plan en matière d’environnement, Justin Trudeau aurait dû prendre en compte le fait que l’aluminium au Saguenay est le plus vert au monde, affirme M. Brunelle-Duceppe, qui espère réussir à obtenir gain de cause lors de la rentrée parlementaire du 27 janvier. Nous avons une carte dans notre manche, mais cela reste à voir. »