Pour certaines familles, ce départ représente une longue mission.

Les deux escadres sont déployées en Roumanie

Des dizaines de militaires de Bagotville ont dit au revoir à leur famille, lundi, alors qu’ils décollent pour quelques mois vers Constanta, en Roumanie, pour participer à l’opération RÉASSURANCE dans le cadre de l’engagement du Canada envers l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN). Et pour une rare fois, des membres des deux escadres de la base prennent part au déploiement.

« C’est vraiment spécial, admet le major Martin Jean. Ça fait longtemps que les deux escadres n’ont pas été déployées ensemble. »

Une centaine de militaires de la base de Bagotville prendront part à l’opération RÉASSURANCE en Roumanie.

La 2e Escadre et la 3e Escadre ont des rôles différents. Cette dernière fournit la force aérienne de surveillance avec cinq CF-18, tandis que la première joue un rôle de soutien. Elle est spécialisée dans l’installation rapide des aérodromes. Ainsi, la 2e Escadre avait accompagné les avions de chasse de Cold Lake, l’an dernier, et c’est maintenant au tour de ceux de Bagotville. Les quelque 135 membres des Forces armées canadiennes envoyés dans le pays européen prendront le relais des Britanniques. La majorité provient de la région.

« On voit une différence quand nous sommes là. Ç’a un effet dissuasif, il y a moins d’activité aérienne du côté russe », explique le major Jean, chef des opérations pour ce déploiement.

Le major Martin Jean va en Roumanie pour une deuxième fois avec la 2e Escadre.

Trois nations se retrouvent en même temps sur le terrain, soit le Canada, les États-Unis et la Roumanie. La 2e Escadre, l’escadre expéditionnaire, travaille notamment à établir certains partenariats avec les Américains une fois sur place, par exemple pour l’approvisionnement. L’opération constitue un bon entraînement pour les troupes, et facilite la collaboration entre les armées en cas d’urgence, puisque des liens sont déjà créés.

Dire au revoir

Certains militaires ont bon espoir d’être de retour pour Noël, mais la date n’est pas fixée. Conjointe d’un militaire et native de La Baie, Isabelle Girard essaie de ne pas se faire trop d’attentes. Elle était venue dire au revoir avec sa fille de quatre ans, Béatrice. « On se fait un calendrier et on compte les dodos ! »

Isabelle Girard, conjointe d’un militaire, avoue que c’est la première fois que sa fille Béatrice vit une mission aussi longue, alors que son père sera parti au moins quatre mois.

C’est la première fois que la petite sera loin de son père aussi longtemps, mais elle ne semblait pas encore le réaliser. « C’est certain que l’armée prend une grande place dans notre vie, mais mon conjoint adore son métier. C’est une opération quand même sécuritaire, alors ça nous rassure », confie Isabelle Girard, qui apprécie l’aide des technologies de communication.

Béatrice compte bien envoyer des dessins par courriel à son papa !