Selon une étude réalisée par la firme Deloitte en 2016, pour le compte de Promotion Saguenay, les revenus générés par les dépenses des croisiéristes et des lignes de croisières à Saguenay ont totalisé 23,1 millions $ en 10 ans.

Les croisières rapportent 1,5 M$ à Saguenay

Entre 2006 et 2015, les croisiéristes internationaux ont dépensé environ 23,1 millions $ dans la région. Au cours de cette même période, les dépenses associées à la présence des navires, encourues par Saguenay, ont atteint 8 millions $. C’est donc dire que les revenus, après dépenses d’exploitation, oscillent autour de 15 millions $ sur dix ans, soit 1,5 million $ annuellement.

Ces éléments ressortent d’une étude réalisée en 2016 par la firme Deloitte, à la demande de Promotion Saguenay. À l’heure où les discussions entourant les retombées continuent d’alimenter le débat public, Le Quotidien a obtenu copie de l’enquête intitulée Impact économique de l’industrie des croisières internationales à Saguenay, un document de 40 pages jamais rendu public.

Dans le volet « Structure de dépenses » de l’enquête, on apprend que les lignes de croisières, les touristes de la mer et les membres de l’équipage des navires qui ont mouillé dans les eaux de Saguenay ont dépensé l’équivalent de 5,9 millions $ pour l’achat de forfaits. On ignore toutefois la part des profits qui revient directement aux exploitants régionaux lors de la vente de forfaits à bord. La somme de 5,3 millions $ a été injectée pour l’acquisition de souvenirs, alors que 3,8 millions $ ont été déboursés en frais de restauration. L’achat de vêtements, chaussures et bijoux a provoqué des retombées de 3,1 millions $. Quant à l’acquisition d’objets d’art et d’artisanat, les croisiéristes se sont départis de 700 000 $. Ils ont investi 500 000 $ pour du matériel électronique et autour de 400 000 $ pour de l’épicerie. Les revenus encaissés par des établissements de Saguenay pour des entrées à des musées, des sites patrimoniaux et des spectacles ont atteint 100 000 $, tandis que l’achat d’autres articles et services a généré des dépenses de 600 000 $ sur une décennie.

En analysant la distribution des dépenses des touristes, on constate que 26 pour cent de l’argent investi l’a été pour l’achat de forfaits, 23 pour cent pour des souvenirs, 16 pour cent pour des vêtements et bijoux, 3 pour cent pour des objets d’art et 1 pour cent pour des billets et laissez-passer. Pour avancer ces chiffres, Deloitte s’est appuyée sur des informations provenant de Promotion Saguenay, de l’Administration portuaire du Saguenay, de Tourisme Québec et de la firme de sondage Segma Recherche.

Accueil et promotion
La somme des dépenses d’exploitation associées aux croisières internationales à Saguenay, estimée à 8 millions $, inclut 1,2 million $ en main-d’oeuvre, 4,1 millions $ en animation et 1,6 million $ en frais de promotion, de représentation et de publicité. À cela s’ajoute un peu plus d’un million en loyer, énergie, fournitures, services administratifs, entretien, réparation et sécurité. À titre informatif, 60 pour cent des dépenses concernaient la Fabuleuse histoire d’un royaume, l’animation et l’embauche de guides et d’agents de sécurité. Les 40 pour cent restants ont été attribués à des coûts administratifs et de promotion.

Dépenses d’immobilisation
Entre 2004 et 2015, les dépenses d’immobilisation nécessaires à l’accueil des navires et des croisiéristes internationaux ont atteint 67,2 millions $. De cette somme, 61,4 millions $ étaient des investissements publics. L’aménagement du terminal des croisières et des infrastructures d’accueil a coûté 37,7 millions $, tandis que l’aménagement du village portuaire a nécessité l’injection de 18,9 millions $. Les deniers publics restants sont allés à des activités préparatoires (4,8 millions $). La construction des infrastructures d’accueil a été payée par les paliers municipal, provincial et fédéral. Saguenay a investi 35 millions $. Québec et Ottawa ont chacun fourni 15 millions $.

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EMPLOIS

Selon la firme Deloitte, appuyée dans sa recherche par E&B Data, l’industrie des croisières a généré plus de 1000 emplois (équivalent temps complet) entre 2006 et 2015, soit une centaine par année. Chaque journée de visite de navire a procuré 450 jours-personne de travail au Québec. Le nombre de jours de travail par personne par année est calculé à partir du nombre d’heures travaillées pour tous les emplois entre 2006 et 2014. Le nombre de navires correspond à la moyenne 2006-2015.

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EN CHIFFRES

2016

37 escales 51 390 passagers et membres d’équipage

2017

50 escales + 5 Grands Voiliers du RDV 2017 62 769 passagers et membres d’équipage

2018

50 escales + 5 Grands Voiliers du RDV 2017 62 769 passagers et membres d’équipage

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LES FAITS SAILLANTS EN 10 ANS

• 300 000 croisiéristes internationaux

• 100 millions $ d’activité économique

• 80 millions $ en contribution au PIB québécois 

• Stimulation de l’investissement privé stimulé par l’investissement public

• Une cinquantaine d’entreprises régionales bénéficient de la venue des croisières

• Selon les prévisions, d’ici 2020, les dépenses touristiques et des lignes de croisières devraient être six fois plus élevées que les sommes consacrées à la promotion et l’accueil des croisiéristes internationaux. 

(Source: Promotion Saguenay)