Pexal Tecalum

Les créanciers de Pexal Tecalum convoqués

L'entreprise almatoise Pexal Tecalum Canada pourrait reprendre ses opérations d'extrusion d'aluminium dans les prochaines semaines. Les créanciers sont convoqués en assemblée générale mercredi au Palais de justice d'Alma et doivent donner leur accord à la proposition préparée par le Syndic Tremblay et cie en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.
Selon les documents déposés, depuis l'ouverture en décembre 2014, le bilan des créances de 7 093 420 Canada inc., dont est actionnaire l'homme d'affaires Jean-François Harvey ainsi que Tecalum S.L., s'élève à 4,1 M$. De ce total, 1,9 M$ est dû à des créanciers non garantis. Un total de 117 créanciers figurent dans cette liste parmi lesquels on retrouve Capital Croissance PME pour une somme de 350 000$, le Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'UQAC (CEE-UQAC) pour 200 000$, le Centre local de développement Lac-Saint-Jean-Est (196 000$).
La Caisse populaire Desjardins d'Alma se trouve parmi les créanciers garantis pour une somme de 853 502$ ainsi que Développement économique Canada (DEC) pour une somme de 2,1 M$. La colonne des actifs totalise de son côté 2 M$, dont 1,8 M$ en machines, outillage et installations, ce qui laisse un déficit de 2 M$.
Les créanciers ordinaires se partageront une somme de 125 000$ pour un dividende moyen estimé de 7,9% (équivalent de 7,9 cents par dollar de créance).
La proposition déposée prévoit une réorganisation corporative en vue d'une relance des activités.
Ainsi, toutes les actions de catégorie «A» seront annulées et remplacées par la création d'une nouvelle catégorie «A» émises à 7 093 420 Canada inc. dans une proportion de 51% et à Tecalum S.L pour 49%. On y prévoit l'annulation de l'ancienne convention et la signature d'une nouvelle, ce qui écarte de l'actionnariat deux sociétés à numéros détenus respectivement par Dany Tremblay et Sylvain Gagnon.
Relance
Les actionnaires de la société réorganisée prévoient des mises de fonds et engagements financiers supplémentaires d'une valeur de 700 000$ pour rencontrer les exigences des principaux prêteurs.
Compte tenu que Pexal Tecalum fournit de l'emploi à une trentaine de personnes lorsqu'elle est en marche, en plus des emplois indirects, et que la transformation de l'aluminium est un élément essentiel du noyau industriel, le syndic recommande l'acceptation de la proposition puisque la faillite entraînerait une perte totale pour tous les créanciers ordinaires et une partie des créanciers garantis.
Rappelons qu'en septembre dernier, la compagnie Intégr-Al, qui détenait 12% des actions de Pexal Tecalum, a cédé ses actions à 9210-5097 Québec inc. détenue par Sylvain Gagnon.
Rappelons que les difficultés financières de Pexal Tecalum ont été expliquées par la direction en raison des coûts et temps de démarrage et de rodage plus élevés que prévu ainsi que par un manque de liquidités ainsi qu'un conflit d'actionnaires survenu en 2016.
Invité à commenter le retour possible à la production de Pexal Tecalum, l'homme d'affaires Jean-Fançois Harvey a préféré conserver une réserve en attendant que le juge de la Cour supérieure ne prenne une décision sur la proposition aux créanciers.
Des intervenants impliqués dans le dossier nous ont fait part toutefois de leur confiance dans la relance de l'usine d'autant plus que les clients présents avant la mise sous protection de la Loi sur la faillite ont exprimé la volonté de poursuivre avec Pexal Tecalum. En ce qui a trait au personnel en place, la plupart occupent des emplois temporaires et sont prêts à effectuer un retour.