Les concessionnaires mandatent deux représentants

Aucun concessionnaire automobile ayant placé ses employés en lock-out ne participera aux séances du conciliateur Julien Perron, nommé par la ministre du Travail, Agnès Maltais, pour rapprocher les parties après 11 mois de conflit.
La porte-parole de la Corporation des concessionnaires d'automobiles Saguenay-Lac-Saint-Jean - Chibougamau,
Annie Coulombe, a confirmé cette information mardi midi, en entrevue.  «Nous allons nous présenter, deux porte-paroles, avec tous les mandats de tous les employeurs», a précisé Annie Coulombe qui sera accompagnée de Me Mario Parent.
Les deux mandataires patronaux ont été les seuls personnes déléguées par les employeurs à la dernière rencontre avec les représentants du Syndicat démocratique des employés de garage Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSD), le 6 février 2013.
Hier, le président du syndicat, Georges Bouchard, a fait observer qu'aucun patron ne s'est jamais présenté personnellement aux quelques rencontres qui ont eu lieu avant le déclenchement du lock-out des 27 concessionnaires, le 5 mars dernier.
«La composition du comité de négociation est une prérogative de chaque partie», a justifié la porte-parole sans vouloir préciser les motivations de ce choix.
«Nous allons nous présenter très positivement (aux convocations) et on va collaborrer à l'exercice. (...) Nous souhaitons une entente très satisfaisante et des solutions aux enjeux que nous avons», a-t-elle ajouté.
Sans vouloir élaborer, Mme Coulombe a situé les enjeux des concessionnaires au niveau «du service à la clientèle, des finances et des exigences de fabricants».
Elle ne souhaite pas élaborer sur ces sujets afin d'éviter de donner l'impression de négocier sur la place publique.
 
Amendes
Par ailleurs, 11 participants syndicaux reconnus coupables d'outrage au tribunal pour avoir excédé le nombre limite de cinq piqueteurs ou pour avoir enfreint une disposition de l'infonction obtenue par les concessionnaires, devront payer des amendes.
Huit syndiqués devront verser 100$, un neuvième 125$ tandis que les deux conseillers restant verseront 175$.  L'un des syndiqués devra ajouter 600$ et 125$ pour avoir fait peur à deux représentants patronaux. Au total ce sont  moins de 2000 $ qui seront versés au Trésor public. 
La juge Lise Bergeron a refusé aux concessionnaires le paiement de factures occasionnées par les services de l'agence Garda.
Une centaine de citations pour outrage sont encore devant la Cour supérieure qui a offert six jours d'audition au printemps pour en disposer d'une partie.
L'avocat de la corporation des concessionnaires a porté devant la Cour d'appel l'acquittement prononcé par la juge Sandra Bouchard de la Cour supérieure à l'endroit de plusieurs employés accusés d'avoir fait défaut à l'injonction.