Les Clowns thérapeutiques pourront reprendre leurs activités en pédiatrie. (À noter que les photos ont été prises avant la pandémie).
Les Clowns thérapeutiques pourront reprendre leurs activités en pédiatrie. (À noter que les photos ont été prises avant la pandémie).

Les Clowns thérapeutiques de retour en CHSLD et en pédiatrie

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Les personnes âgées et les enfants hospitalisés pourront recevoir à nouveau la visite de Clowns thérapeutiques Saguenay. Après avoir arrêté leurs activités pendant la pandémie, les clowns ont pu reprendre place en CHSLD et seront en mesure de retrouver le département de pédiatrie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean au cours des prochains jours. Josée Gagnon, cofondatrice de l’organisme, s’est dite ravie de la décision.

Après près de sept mois d’absence en pédiatrie, les Clowns thérapeutiques pourront subvenir à nouveau aux besoins émotifs des gens confrontés au milieu de soins dans les prochains jours.

« Nous ne savons pas de quelle façon notre retour s’est orchestré, mais nous savons que plusieurs personnes travaillaient ensemble depuis un bon moment pour le permettre. Le pédiatre Jean-Benoit Bouchard aurait notamment tout mis en branle pour que nous puissions reprendre le flambeau là où on l’avait laissé. Un enfant aurait également pris part à une vidéo pour mettre du poids dans la balance et pour faire craquer la direction », a expliqué Josée Gagnon à l’occasion d’une entrevue téléphonique avec Le Quotidien.

Alors que les activités des Clowns thérapeutiques Saguenay reprendront dans les prochains jours en pédiatrie, celles en CHSLD ont déjà pu recommencer. Les mesures sanitaires ont modifié leurs façons de travailler avec les personnes âgées, mais le contact humain reste présent et permet d’atteindre le but de leur mission, soit celle de travailler sur la valorisation de l’estime de soi des personnes hospitalisées et en fin de vie à l’aide d’activités personnalisées.

« Le terrain de jeu est infini. Il y a autant de combinaisons qu’il y a d’êtres humains. Nous travaillons de façon personnalisée avec une seule personne. Notre clientèle est celle alitée qui ne peut pas participer aux activités de groupe. »

En ce qui concerne les mesures sanitaires mises en place au département pédiatrique, Mme Gagnon souligne qu’elles ne diffèrent pas de celles qui étaient habituellement instaurées avec les enfants immunosupprimés ou dans des contextes particuliers.

« La seule différence est que nous devons maintenant suivre ces protocoles avec tous les enfants. Pour nous, il est naturel de se laver les mains à chaque rencontre puis de porter le masque et la jaquette. Nous sommes très contents de pouvoir reprendre nos activités afin d’être présents pour ceux dans le besoin. »

Des mesures sanitaires ont été mises en place. (À noter que les photos ont été prises avant la pandémie).