Josée Gagnon et Jonathan Boies, des Clowns thérapeutiques Saguenay, essaient de trouver des façons d’aider les gens, malgré les mesures d’isolement.
Josée Gagnon et Jonathan Boies, des Clowns thérapeutiques Saguenay, essaient de trouver des façons d’aider les gens, malgré les mesures d’isolement.

Les Clowns thérapeutiques accompagnent les enfants malades via FaceTime

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Alors qu’on voit se multiplier les actes de solidarité et de générosité à travers le monde, les Clowns thérapeutiques Saguenay, qui ne peuvent plus rendre visite aux personnes âgées et aux enfants malades, font preuve de créativité. Mardi matin, ils ont accompagné un petit garçon atteint du cancer et qui aime beaucoup leurs services, via FaceTime. Un baume pour le petit, qui devait subir un traitement douloureux, et sa maman.

Les Clowns thérapeutiques ont l’habitude de rendre visite aux personnes âgées et aux enfants hospitalisés, mais depuis que les visites y sont interdites, leur mission a évidemment été mise sur pause. Mais pas très longtemps, puisque le comédien Jonathan Boies, alias Dr Monde Entier, a enfilé son costume, mardi matin, et s’est installé chez lui, devant un mur blanc, pour communiquer avec un petit garçon qui subit des traitements contre le cancer à l’hôpital de Chicoutimi.

Il lui a joué de la musique et l’a accompagné pendant une intervention médicale qui déplaît particulièrement au petit.

« C’est un jeune qui est assez dépendant de nos services et qui a souvent besoin de nous. Sa mère a communiqué avec nous pour savoir si on pouvait faire quelque chose. On essaie d’être créatifs et ça s’est super bien passé », a expliqué la directrice des Clowns thérapeutiques, Josée Gagnon, lorsque contactée par Le Quotidien.

Pour les plus petits, les appels vidéo FaceTime risquent d’être plus faciles. Mais chez les personnes âgées, les Clowns tentent aussi de trouver des solutions pour les aider.

« On comprend qu’on ne peut plus aller nulle part. Mais il s’agit de clientèles très seules et déjà isolées. On regarde ce qu’on peut faire », a ajouté Josée Gagnon.

Elle veut aussi trouver un moyen d’aider les comédiens de l’organisme, puisque les temps sont également très durs pour les artistes.