En raison de la COVID-19, la construction du Centre communautaire de Saint-Charles-de-Bourget a pris trois mois de retard.
En raison de la COVID-19, la construction du Centre communautaire de Saint-Charles-de-Bourget a pris trois mois de retard.

Les citoyens de Saint-Charles-de-Bourget devront encore attendre avant d'avoir leur salle communautaire

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Le Quotidien
Dix ans après l’incendie qui a complètement détruit leur salle communautaire, les citoyens de Saint-Charles-de-Bourget doivent patienter encore un peu avant de pouvoir la fréquenter.

La construction du nouvel édifice de 108 par 60 pieds, réalisée par l’entrepreneur général Isofor d’Alma, a pris un retard de trois mois, explique le maire de la municipalité, Bernard St-Gelais, en raison de l’arrêt de production de certaines usines, au printemps dernier, provoqué par la pandémie de COVID-19.

« En mars, il y a eu un arrêt de production dans les usines. Chantiers Chibougamau, le fournisseur des poutres lamellées collées, les a fait traiter chez Boréale à Jonquière », explique M. St-Gelais. La rareté de la main-d’oeuvre explique également le retard.

L’aménagement intérieur laisse déjà transparaître les poutres lamellées collées teintées.

Lundi, des travailleurs s’affairaient à installer une section de la toiture malgré la première tempête qui faisait rage. Une visite autorisée à l’intérieur a permis de constater que les utilisateurs disposeront d’un immeuble somptueux, en mars prochain, moment prévu pour la livraison. La présence de poutres de bois aux teintes foncées au plafond intérieur était visible.

En raison du retard dans les travaux, l’entrepreneur procédera à l’asphaltage du stationnement et à la finition des travaux de maçonnerie au retour des beaux jours. Le nouveau centre est construit à proximité de la patinoire extérieure et du terrain de balle.

M. St-Gelais a mentionné que la grande salle aménagée pourra accueillir 200 personnes. Des locaux pour le Cercle des fermières ainsi que la Maison des jeunes seront aménagés, mais rien n’est prévu pour l’accueil d’un service de restauration, a mentionné le maire.

L’investissement nécessaire à la construction du centre s’élève à 2,1 M$, dont 1,4 M$ proviennent du ministère des Affaires municipales via le programme Réfection et construction des infrastructures municipales. La MRC du Fjord-du-Saguenay, via le Fonds de développement des territoires, y a contribué pour une part de 232 000 $, tandis que la Caisse Desjardins d’Arvida-Kénogami y est allée d’une somme de 50 000 $. Le trésor municipal assume une part de 300 000 $.