Les membres du comité de sauvegarde de l’église de Lac-à-la-Croix tenteront de récolter 120 000 $ pour sauver l’édifice érigé en 1914.

Les citoyens de Lac-à-la-Croix se mobilisent pour leur église

L’église de Lac-à-la-Croix a un urgent besoin de travaux. Des investissements de plus de 400 000 $ sont nécessaires pour protéger l’édifice érigé il y a près de 106 ans et actuellement menacé d’infiltration d’eau. Une somme énorme pour cette communauté de quelque 100 âmes, qui se montre toutefois confiante de récolter les 120 000 $ nécessaires pour compléter le montage financier.

« C’est beaucoup d’argent, on le sait. Mais notre église, on y tient. C’est une question de fierté, qu’on soit pratiquant ou non », plaide Lawrence Potvin, ancien maire de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et membre du comité de sauvegarde.

Le groupe compte sur une aide du gouvernement du Québec de 235 000 $ pour réaliser les travaux de réfection extérieure.

La subvention n’a cependant pas encore été confirmée.

Des dons de 45 000 $ ont déjà été recueillis, dont 30 000 $ provient d’un donateur anonyme.

« On doit donc trouver les 120 000 $ restants. On se donne deux à trois ans pour les trouver et payer les travaux à temps. Toutefois, il est urgent d’amasser rapidement les sous, car la majeure partie de la réfection doit être en voie d’être terminée en 2020 », insiste Alain Gagnon, également membre du comité de sauvegarde.

L’urgence réside également dans les coûts de réfection. Le même projet coûtait bien moins cher en 2016, selon les estimations du Diocèse.

« On parle d’une augmentation de 25 %. Le comité est d’avis qu’il faut agir maintenant avant une détérioration accélérée du bâtiment et l’exposition des coûts », ajoute M. Gagnon.

Activités prévues
Le comité sollicitera les entreprises du secteur et les anciens habitants de Lac-à-la-Croix. Des activités, dont un spectacle, seraient également prévues pour réussir à amasser une somme plus importante. Et si Québec refuse le projet de réfection de Lac-à-la-Croix, le comité promet de se battre jusqu’au bout pour sauver leur église.

« On n’a pas l’habitude de lâcher. On va poursuivre les démarches avec nos têtes de cochons. Parce qu’il n’est pas question de perdre notre église », martèle M. Potvin.