Les chirurgies non urgentes reportées

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Les patients en attente d’une chirurgie non urgente ne doivent pas se surprendre de recevoir un appel téléphonique de leur centre hospitalier leur annonçant l’annulation de leur intervention dans le contexte sanitaire de la COVID-19. Mais des mesures ont été prises afin que ces personnes puissent être en contact avec des professionnels de la santé en cas de besoin.

Ce message est lancé par la direction du Centre intégré de santé universitaire et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean aux personnes pour qui l’annulation de leur chirurgie cause de l’inquiétude.

C’est le cas d’une dame, ayant reçu il y a deux ans un diagnostic pour une petite tumeur cancéreuse et qui vit une récidive. L’opération prévue le 23 mars a été annulée sur la base qu’il ne s’agit pas d’un cas urgent.

« L’opération n’aurait duré que quinze minutes. L’hôpital est vide présentement. Je dois vivre avec le cancer qui me ronge, moralement et physiquement. Si je réussis à avoir une chirurgie, la tumeur sera plus grosse, l’opération plus longue et l’hôpital sera bondé », nous a écrit la patiente.

Son médecin traitant lui aurait dit que l’hôpital craint de manquer de masques et d’autre matériel.

Du côté du CIUSSS, l'agente d’information Amélie Gourde a mentionné au Quotidien que depuis le 13 mars, l’organisme met en place un plan d’atténuation des services, ce qui implique la réorganisation temporaire de services ainsi que le report d’activités non urgentes, dont certaines chirurgies. L’objectif est de respecter les mesures d’isolement de 14 jours recommandées ainsi qu’à donner priorité aux services essentiels et urgents. Cette mesure permet d’affecter le personnel dans les secteurs où les besoins sont grandissants, précise-t-elle.

C’est donc dire que le report immédiat de chirurgies s’applique pour les personnes qui sont revenues d’un voyage à l’extérieur du pays depuis le 12 mars ou après, ainsi que pour celles âgées de 70 ans et plus.

Selon Mme Gourde, tous les patients qui devaient être opérés prochainement ont été contactés. « Si une urgence survenait et qu’une de ces personnes devait être opérée rapidement, ce sera fait », précise-t-elle.

Ce plan d’atténuation est en constante évolution et est appelé à s’ajuster aux besoins du réseau de la santé et des services sociaux en fonction de tous les scénarios.