Les chauffeurs veulent améliorer leur sort

Le ton monte dans les négociations du transport scolaire alors que les syndicats affiliés à la Fédération des employés du secteur public de la CSN (FESP-CSN) s’attaquent à la portion monétaire du prochain contrat de travail, afin d’obtenir des augmentations de salaire qui vont permettre aux chauffeurs d’améliorer significativement leur sort.

Le ton monte dans les négociations du transport scolaire alors que les syndicats affiliés à la Fédération des employés du secteur public de la CSN (FESP-CSN) s’attaquent à la portion monétaire du prochain contrat de travail, afin d’obtenir des augmentations de salaire qui vont permettre aux chauffeurs d’améliorer significativement leur sort.

Les 60 membres du Syndicat du transport scolaire du Saguenay, qui assure le transport des écoliers de la Commission scolaire De La Jonquière, ont tenu une activité de mobilisation, mardi matin, sur les terrains d’Intercar, à Jonquière. Les autobus ont été décorés pour l’occasion avec les traditionnels autocollants de revendication.

Selon le président du syndicat, Rémi Fortin, la convention collective est échue depuis juillet. Tout le volet normatif de la convention a été réglé, et les syndiqués souhaitent maintenant obtenir une augmentation de salaire digne de ce nom.

« On a fait un calcul rapide de ce que nous avons obtenu depuis 30 ans. Ça représente une augmentation de salaire moyenne de 22 cents par année. Le salaire moyen d’un chauffeur d’autobus est de 17 $ de l’heure. Ce n’est pas la fin du monde », précise le leader syndical, qui rencontre l’employeur aujourd’hui pour aborder la question des salaires.

Le président du Syndicat du transport scolaire du Saguenay (Jonquière), Rémy Fortin, juge que les chauffeurs d’autobus ont droit à un meilleur traitement salarial après des années de piétinement.

Les chauffeurs d’autobus scolaire considèrent que les salaires sont loin de tenir compte des responsabilités qu’ils assument chaque jour, en assurant le transport sécuritaire des enfants à l’école. Le salaire annuel est plus élevé dans la région puisque les chauffeurs sont sur une base horaire de 40 heures par semaine en raison du transport du midi.

Ce travail comporte aussi son lot d’incertitudes puisque les transporteurs doivent présenter des soumissions aux commissions scolaires à date fixe afin d’obtenir les contrats.

Le responsable du secteur du transport scolaire pour la FESP-CES et président du syndicat qui regroupe les chauffeurs pour Intercar à Chicotuimi (CS des Rives-du-Saguenay), Michel Gauthier, aborde de son côté toute la question des contrats qui lient les commissions scolaires aux transporteurs, qui agissent en sous-traitance. Selon ce dernier, il est temps que le gouvernement du Québec accorde aux commissions scolaires un meilleur financement pour ce service essentiel pour des milliers d’écoliers.