Près d’une quarantaine de chats d’âge adulte sont en attente d’une famille, à la SPCA de Saguenay, alors que les adoptants préfèrent les animaux plus jeunes. Sur la photo, la chatte Bibie, quatre ans, attend impatiemment de nouveaux propriétaires.

Les chats âgés, les mal-aimés

Alors que l’adoption des animaux est de plus en plus populaire, plusieurs chats adultes restent sans famille, à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Saguenay. Moins adoptés en raison de leur âge, ils sont aussi les moins réclamés par leur propriétaire, alors que seulement 8 % d’entre eux retrouvent leur foyer, lorsqu’ils entrent au refuge.

Une quarantaine de chats adultes attendent patiemment une famille, dans le local de l’organisme, de la rue Cantin à Jonquière. Ce sont eux qui sont les moins adoptés. Certains passent plusieurs mois entre les murs de la SPCA, avant d’être choisis par une famille. « C’est surtout du côté des animaux plus âgés que c’est plus difficile. On essaie quand même de leur offrir une belle vie ici », a expliqué la directrice de la SPCA de Saguenay, Claudia Côté.

Avec de la promotion sur les réseaux sociaux, Mme Côté espère que les futurs adoptants voient le potentiel des animaux plus âgés, souvent plus calmes. Leur tempérament peut mieux convenir à un couple qu’un chaton plus énervé. « Nous essayons de guider les familles vers les animaux qui conviennent à leur style de vie », a ajouté la directrice. Les tout-petits restent rarement plus de deux semaines à l’organisme.

Près d’une quarantaine de chats adultes sont présentement à la SPCA accompagnés d’une vingtaine de chatons. Deux chiens sont aussi présents entre les murs de l’établissement.

8% des chats qui entrent à la SPCA sont réclamés par leur maître, comparativement à 90% pour les chiens. Sur la photo, Elmo, quatre ans, est un chat très colleux.

Moins réclamés par leur propriétaire

Lorsque des chiens perdus entrent au refuge, 90 % d’entre eux sont réclamés par leur maître, comparativement à 8 %, pour les chats. Selon Claudia Côté, directrice de la SPCA Saguenay, plusieurs facteurs expliquent cette nette différence. « Un chien porte souvent un collier avec les coordonnées de son maître. On peut donc les retracer rapidement », a-t-elle continué.

Pour les chats, c’est plus complexe. « Les gens ne leur en mettent pas, car ils voient qu’ils n’aiment pas ça. Nous n’avons donc pas de moyen de retrouver leur propriétaire », a-t-elle souligné. Certains de ces chats sont nés dehors et n’ont jamais eu de propriétaire.

Dès qu’un animal passe dix jours à la SPCA, il en devient leur propriété et il passe à l’adoption.

Miser sur la stérilisation

Le nombre de chats en refuge pourrait fortement diminuer, selon la directrice, si les gens faisaient stériliser leurs animaux. « Il y a déjà beaucoup de chats au Saguenay-Lac-Saint-Jean et je ne crois pas qu’il devrait y en avoir plus. À la SPCA, nous avons comme mission d’encourager la stérilisation », a-t-elle souligné. Plusieurs moyens sont utilisés pour encourager cette procédure. Selon le site Internet de l’organisme, quand une personne adopte un animal, la SPCA lui demande un dépôt qui assure de stériliser l’animal. Si la personne revient en moins de six mois avec une preuve que l’opération a été faite, elle peut ravoir son dépôt.

Claudia Côté, directrice de la SPCA, mise sur la stérilisation des animaux qui sont en attente d’une famille depuis plusieurs mois afin d’intéresser les familles. Elle tient dans ses bras Sonora, une chatte d’un an.

Aussi, lorsqu’un animal plus âgé est en attente d’adoption depuis plusieurs mois, l’organisme prend les dons qu’elle reçoit pour le stériliser. De cette façon, les gens paient le même prix qu’ils paieraient pour avoir un compagnon et n’ont pas à débourser pour cette procédure.

Pour ce qui est des chats abandonnés, il existe un système de micropuçage, qui éviterait bien des problèmes, selon la directrice. Une puce, avec les informations sur le propriétaire, est insérée dans le cou de l’animal, qui ne le sentira pas. « Ça dure toute une vie et dès qu’un chat est retrouvé, un lecteur permet de lire ses informations et de rejoindre rapidement ses propriétaires », a précisé Mme Côté. Plusieurs vétérinaires ont baissé le prix de cette procédure afin d’encourager les gens à le faire. Dans certaines villes, c’est même obligatoire.

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450 ANIMAUX SAUVÉS EN 2018

L’année 2018 a été chargée pour la SPCA de Saguenay. Environ 450 adoptions ont été possibles grâce à l’organisme, qui sauve les animaux de mauvaises conditions tous les jours.

Chiens, chats, hamsters, rats, cochons d’Inde et plus encore, la SPCA de Saguenay n’a pas arrêté une seule seconde pendant l’année 2018. Même lors du temps des Fêtes, des employés ont travaillé chaque jour pour veiller à la sécurité et au confort des animaux du refuge. « Tous les jours, des employés travaillent. On doit nourrir les animaux, prodiguer des soins et nettoyer les litières », a affirmé la directrice de l’établissement, Claudia Côté. Même lorsque l’organisme est fermé au public, des gens travaillent dans l’ombre pour que les animaux soient le mieux possible. 

Les huit employés de l’organisme se relaient chaque jour pour que les animaux ne manquent de rien. Le travail de cette équipe ainsi que des bénévoles et des familles d’accueil permet de changer la vie de près de 500 animaux, en moyenne, annuellement. « Ce n’est pas un travail qui est toujours facile, mais quand on voit ces chiffres-là à la fin de l’année, on se rend compte que cela a des résultats et c’est plaisant », a confié la directrice.

Besoin de bénévoles

La SPCA de Saguenay est toujours à la recherche de personnes pour s’impliquer. « Dès que quelqu’un a du temps à offrir, nous le prenons », a marqué Mme Côté. Il y a différentes façons de s’impliquer. Des personnes peuvent venir donner un coup de main au bureau, alors que d’autres peuvent être familles d’accueil.

Ce sont surtout les chattes venant d’avoir des petits et des chatons qui sont envoyés dans ces familles. « Dans les maisons, les chatons sont mieux socialisés et peuvent recevoir tous les soins pour grandir en santé », a ajouté la directrice. Les frais de nourriture et les visites au vétérinaire sont payés par l’organisme. Le matériel est fourni comme les jouets, la litière et plus encore. Les gens n’ont qu’à prendre les animaux dans leur demeure. 

Pour ceux qui préfèrent les chiens, l’organisme s’est associé avec l’Escouade canine de la seconde chance, qui vient prendre soin des chiens une fois par semaine, en leur faisant une évaluation complète et en travaillant leurs forces et faiblesses. Plus de connaissances sont demandées pour faire partie de l’escouade, mais tous ceux qui sont intéressés peuvent se faire former par l’organisme. Il faut entrer en communication avec la SPCA pour obtenir plus d’informations sur l’un de ses programmes.