Installations du Centre du Lac Pouce
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Les camps de vacances de la région demandent un fonds d’urgence

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Les camps de vacances du Saguenay-Lac-Saint-Jean pourraient bien être contraints de mettre la clé sous la porte. Au lendemain d’un été sans revenus, ceux-ci s’accrochent à l’espoir de la mise en place d’un fonds d’urgence par le gouvernement d’ici les prochains mois.

Faisant partie d’un des deux seuls secteurs à se voir refuser une reprise des opérations depuis le mois de mars dernier, les camps de jours se retrouvent bien malgré eux au front contre cette pandémie, sans les armes nécessaires pour y tenir tête.

Comme l’explique Laval Dionne, directeur général du Centre du Lac Pouce, ce n’est pas parce que les revenus ont cessé de rentrer que les frais fixes disparaissent pour autant, ces derniers pouvant grimper au-delà de 300 000 dollars pour certains camps de la région.

« Les mesures de soutien actuelles des gouvernements ne sont pas adaptées à ce secteur d’activité caractérisé par son aspect saisonnier, explique-t-il. Il est impossible de combler le manque à gagner depuis le début de la pandémie. Si nous ne recevons pas une aide substantielle du gouvernement, dans quelques mois, ce sera la fin. »

Habitués à un autofinancement, majoritairement durant l’été, en temps normal, les camps de vacances n’ont d’autres choix que demander de l’aide extérieure cette fois. Une aide demandée à la ministre Isabelle Charest et qui vise l’ouverture d’un fonds d’urgence qui aiderait à payer 75 % de leurs frais fixes.

« Les principaux perdants seront les enfants et les familles qui ne pourront plus avoir accès à ces sites solidement ancrés dans les communautés et offrant un accès inédit à la nature et au plein air », prévient Laval Dionne.