Le Camping Plage Blanchet de Desbiens compte plus de 200 places sur son site bordant le lac Saint-Jean.
Le Camping Plage Blanchet de Desbiens compte plus de 200 places sur son site bordant le lac Saint-Jean.

Les campings attendent toujours une date d’ouverture

Interdire la présence de visiteurs de l’extérieur. Fermer les blocs sanitaires. Ne plus accueillir de campeurs journaliers.

Les campeurs du Québec s’attendaient à passer un été sans chaleur humaine dans les campings. Plusieurs saisonniers ont été contactés dans les derniers jours par les propriétaires de sites pour confirmer leur intérêt à revenir malgré des mesures restrictives.

Mais la confirmation, mercredi, du retour des petits rassemblements de 10 personnes, donne de l’espoir aux milliers de saisonniers qui attendent avec impatience d’installer leur résidence secondaire.

«On ne sait rien encore pour l’ouverture des campings, mais avec cette annonce, on peut penser qu’il sera permis de faire des petits rassemblements sur les terrains», estime le président du camping Dam-en-Terre à Alma, François Carrier.

«Moi, je garde espoir pour un retour à la normale le 1er juin. Les choses évoluent tellement vite. Une journée, on ne peut pas se rassembler et la suivante, oui», exprime Gerry Desmeules, du camping Plage Blanchet de Desbiens.

En effet, c’est la mesure concernant l’interdiction de recevoir de la visite sur son terrain qui semblait le plus irriter les campeurs saisonniers. Camping Québec a déposé un plan de mesures au gouvernement en vue de l’ouverture des sites de campeurs. Ce plan n’est pas rendu public, mais il a été divulgué aux propriétaires de camping.

Chez Camping Québec, on refuse de donner des entrevues sur le sujet, pour le moment. Un communiqué de presse devrait être publié dans la journée de jeudi, possiblement pour réclamer une date de lancement de la saison de camping.

Parce que malgré l’autorisation des rassemblements, aucune date n’a encore été fixée pour l’ouverture et si certains services seront interdits par Québec.

«On travaille sur un scénario A, B, C et D. On n’écarte rien. Est-ce qu’on ouvre juste aux saisonniers pour faciliter le contrôle des lieux ? Est-ce qu’on embauche des gardiens de sécurité supplémentaires et des préposés aux nettoyages ? C’est ce qui sera regardé, mais les choses changent tellement vite», constate M. Carrier, également conseiller municipal à Alma.

Le Camping Dam-en-Terre est de propriété municipale. Des condos et des chalets sont également sur le site et certains sont occupés par des travailleurs de passage au Lac-Saint-Jean. Le site reçoit des subventions de la Ville pour les activités dites «citoyennes», dont le Bateau la Tournée et les sentiers de patinage.

«L’hébergement est toutefois autonome et ne reçoit pas de subvention, il faut donc s’assurer d’offrir les services sans être déficitaire», pointe François Carrier, indiquant qu’aucune aide financière n’a été demandée à la ville pour le moment.

Du côté du Camping Plage Blanchet, l’ouverture officielle est toujours à la fin du mois de mai, donc il n’y a pas eu de pertes de revenus encore.

«Les mesures sanitaires supplémentaires vont occasionner des coûts de plus, mais on ne sait pas encore quel genre de saison nous aurons. Il n’y a pas beaucoup d’annulations. Il n’y a pas de réservation non plus depuis le mois de mars. Il y a cependant beaucoup de questions. Une seule même. Quelle est la date d’ouverture ?», affirme M. Desmeules, directeur général d’un camping qui compte près de 200 places, dont 164 pour campeurs de courte durée.