Le directeur général de la Fondation de ma vie, Martin Gagnon, la directrice générale du Fonds de dotation Jonquière, Sandra Lévesque, et la présidente de la Fondation de l’Hôpital de La Baie, Josée Coulombe, ont reçu un don de 450 000$ de la part des Caisses Desjardins de Saguenay. Ils posent en compagnie du directeur de la Caisse de Jonquière, Richard Villeneuve (à droite).

Les caisses Desjardins versent 450 000 $

En dépit du regroupement des six hôpitaux de la région sous l’égide du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les fondations hospitalières ont toujours leurs raisons d’être. Mais ce qui a changé, depuis la création de la nouvelle structure par le ministre Gaétan Barrette, c’est l’esprit de collégialité qui anime les organisations, qui ont troqué le travail en silo pour une approche plus coopérative.

Si chaque fondation continue d’oeuvrer au développement de projets destiné au centre hospitalier de son territoire, l’heure est à la concertation. Ainsi, des rapprochements volontaires ont eu lieu, ce qui permet aux fondations de travailler ensemble et de mieux cibler les interventions.

« On a appris à se connaître et à s’ouvrir davantage. Chaque fondation demeure indépendante, mais on travaille de plus en plus ensemble. Il y a une convergence et on est appelés à se parler », explique le directeur général de la Fondation de ma vie, Martin Gagnon. Au cours d’une entrevue réalisée jeudi, le DG et son homologue du Fonds de dotation santé Jonquière, Sandra Lévesque, accompagnés de la présidente de la Fondation de l’Hôpital de La Baie, Josée Coulombe, ont uni leurs voix pour lancer un appel à la solidarité régionale. Et quoi de mieux, pour illustrer les nombreux avantages de l’union des forces, que d’annoncer l’obtention récente d’un don majeur, destiné aux trois entités. L’enveloppe provient des Caisses Desjardins de Saguenay et du Bas-Saguenay, qui ont choisi de soutenir les fondations de Jonquière, Chicoutimi et La Baie à hauteur de 450 000 $ sur cinq ans. L’argent sera séparé en trois portions, selon la population desservie.

Le visage de la philanthropie a changé et Desjardins a voulu prendre le virage. Pour la première fois, un soutien est accordé aux trois organisations dans la philosophie du front commun.

« On veut offrir la même force au milieu hospitalier que celle qui nous anime comme entreprise. En versant aux trois, on n’est pas obligés de choisir notre fondation. C’est la preuve qu’ensemble, on peut mieux se rassembler. Pour nous, il y a une volonté de travailler avec la collectivité sur des enjeux qui nous tiennent à coeur. On veut jouer un rôle structurant pour la région en santé, en éducation et en entrepreneuriat », a fait valoir le directeur général de la Caisse de Jonquière, Richard Villeneuve, au nom de l’ensemble des caisses du Saguenay.

Desjardins affiche une présence aux conseils d’administration de la Fondation de ma vie et du Fonds de dotation santé Jonquière, ce qui, de l’avis de Richard Villeneuve, témoigne de la volonté de son organisation de s’impliquer autant humainement que financièrement. Josée Coulombe rappelle que des employés de Desjardins ont collectivement accepté la présidence d’honneur de la dernière campagne de financement de la Fondation de l’Hôpital de La Baie.

Caution morale
Alors que les organismes caritatifs et philanthropiques doivent faire preuve d’audace pour garnir leurs coffres, un engagement de près d’un demi-million de dollars fait presque office de caution morale. C’est l’avis de Martin Gagnon, dont la fondation a amassé 2,7 millions $ au cours de la dernière année.

« Ça peut presque être perçu comme ça. Ça vient confirmer l’importance du rôle stratégique des fondations dans tout ce qui touche le développement des hôpitaux. Il n’y a que les fondations qui peuvent financer certaines acquisitions pour de nouveaux développements. En acquérant des équipements qui étaient jusque-là inexistants, on rend le réseau plus performant et attractif », poursuit Martin Gagnon, qui rappelle que l’argent amassé par la Fondation de ma vie a facilité l’achat d’un trombo élastographe, lequel permet de mesurer le taux de coagulation en temps réel durant une intervention.

À Jonquière, Sandra Lévesque indique que son fonds veut doter l’hôpital d’un appareil de mammographie. Environ 250 000 $ sont nécessaires et 160 000 $ sont en boîte. La contribution de Desjardins aidera et tous espèrent que d’autres citoyens corporatifs emboîteront le pas.