Emmanuel Félipé, Lyne Mercure, Doris Duchesne, Jean-Marc Maltais, Hélène Leclerc, Éric Duguay et Yves Lavoie font partie des nombreux touristes qui ont dû réviser leur projet de voyage en raison de la pandémie. Dans ce cas-ci, une visite sur la Trans-Labrador Highway est devenue une tournée sur la Basse-Côte-Nord.
Emmanuel Félipé, Lyne Mercure, Doris Duchesne, Jean-Marc Maltais, Hélène Leclerc, Éric Duguay et Yves Lavoie font partie des nombreux touristes qui ont dû réviser leur projet de voyage en raison de la pandémie. Dans ce cas-ci, une visite sur la Trans-Labrador Highway est devenue une tournée sur la Basse-Côte-Nord.

Les belles promesses d’un plan B à moto

Ce qui devait être un périple de plus de 3000 kilomètres sur la Trans-Labrador Highway dans l’immensité de la forêt boréale, en partance de L’Anse-Saint-Jean, se transforme en un voyage sur la Basse-Côte-Nord pour un groupe de motocyclistes, dont plusieurs membres résident au Bas-Saguenay.

Vendredi matin, Yves Lavoie, de Ferland-et-Boilleau, Doris Duchesne, de L’Anse-Saint-Jean, Éric Duguay, de Saint-Honoré, Yves Lavoie et Jean-Marc Maltais, tous deux de La Baie, ainsi que Emmanuel Félipé, de Montréal, accompagnés de Lyne Mercure et Hélène Leclerc en motorisé, ont quitté le Saguenay en direction de la Côte-Nord avec l’intention de se rendre au bout de la route 138 jusqu’au village de Kegaska.

En entrevue quelques minutes avant le départ, M. Duchesne a mentionné qu’il s’agit d’une alternative puisque depuis un an, les motocyclistes préparaient un long voyage sur l’une des parties les plus sauvages du Québec, à savoir la route 389, au nord de la centrale Manic-5, qui conduit jusqu’à Fermont et aux routes 500 et 510 de la Trans-Labrador Highway. Le retour devait se faire via Terre-Neuve, en traversant le détroit de Belle Isle, à partir de Blanc-Sablon.

Un tel défi exige une longue préparation. Selon les guides routiers, rouler pendant des centaines de kilomètres sur des routes de gravier isolées est très difficile, tant sur le plan mécanique que physique. Lors d’une section du trajet, il est possible de rouler dans le Nord-du-Québec et Terre-Neuve pendant 400 km, sans rencontrer une seule station d’essence.

Outillage, pièces de rechange, huile et graisse doivent donc compter parmi les bagages. « Je suis allé une fois à Sept-Îles pour une expérience de travail. Le voyage qu’on voulait faire à travers le Labrador était un rêve de longue date. Je ne suis jamais allé au barrage Manic-5 », raconte M. Félipé.

Jusqu’à la dernière minute, les membres du groupe ont effectué des démarches auprès des acteurs touristiques de Terre-Neuve afin de pénétrer dans cette province par le nord, mais les autorités publiques se sont montrées intraitables en raison de la pandémie de COVD-19.

Malgré cet échec, les motocyclistes et leurs accompagnatrices ont décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Les motocyclistes d’aventure estiment que le voyage servira d’expérience pour celui qu’ils pourraient réaliser au Labrador, en 2021. De plus, la Côte-Nord regorge de lieux touristiques à visiter avec ses grandes rivières, le fleuve Saint-Laurent, ses petits villages pittoresques, l’archipel de Mingan et autres attraits.

Avec le confinement de plusieurs provinces en Atlantique, nombreux sont les voyageurs ayant dû réviser leur plan de vacances.