La ministre responsable de la Protection des consommateurs et de l’Habitation, Lise Thériault, était accompagnée de Ginette Galarneau, présidente de l’Office de la protection du consommateur, et de France Latreille, directrice de l’Union des consommateurs.

Les associations de consommateurs peuvent souffler

Les associations de consommateurs, les services budgétaires et les associations coopératives d’économie familiale (ACEF) bénéficieront d’un peu d’air frais au plan financier. Québec annonce l’octroi de deux millions $ sur cinq ans, qui sera distribué dans les 15 régions du Québec.

De passage à Jonquière, la ministre responsable de la Protection des consommateurs et de l’Habitation, Lise Thériault, accompagnée de Ginette Galarneau, présidente de l’Office de la protection du consommateur, et de France Latreille, directrice de l’Union des consommateurs, a mentionné que le nouveau programme de soutien financera des projets destinés à fournir des services de consultation budgétaire aux personnes aux prises avec des problèmes de surendettement. « Nous savons que nos partenaires ont de petits budgets. Leur rôle sera de donner de petites formations, pour aider les gens dans leur choix de consommation et lorsqu’ils sont pris à la gorge », a déclaré Mme Thériault.

Pour l’exercice 2018, les services d’aide toucheront 400 000 $, ce qui devrait se traduire par une entrée de fonds supplémentaire de 11 500 $ pour chacun des 35 organismes.

Elle a profité de la conférence de presse pour remettre un chèque de 4550 $ au Service budgétaire de Chicoutimi.

Estimant que ce nouvel apport d’argent constitue un baume, Mme Latreille a mentionné que les organismes d’aide aux consommateurs ont toujours été sous-financés, même s’ils sont reconnus pour le travail effectué auprès des plus démunis. Selon elle, le financement par projet, non récurrent, demande beaucoup d’efforts de la part des intervenants, ce qui prive les gens dans le besoin d’ateliers, de services, de bulletins d’information ou de personnes-ressources.

La directrice de l’Union des consommateurs poursuit en affirmant que son organisme vient de se voir accorder un financement supplémentaire de 14 000 $ après dix années de gel, sur un budget de 1 M $.

Elle conclut en ajoutant que malgré leur sous-financement, les associations ont continué à offrir des services, à développer de nouveaux outils, à effectuer un travail de prévention à l’endettement, et à tenir des centaines d’ateliers.

La croissance du surendettement des Québécois et la faible littératie financière créent une demande qui dépasse largement la capacité des associations. Elles sont donc souvent forcées de limiter le nombre de personnes auxquelles elles viennent en aide, faute de ressources.