Vendredi, des panneaux ont été installés aux abords de la prison de Roberval par le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec afin de réclamer des primes pour travailleurs essentiels.
Vendredi, des panneaux ont été installés aux abords de la prison de Roberval par le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec afin de réclamer des primes pour travailleurs essentiels.

Les agents de la paix réclament une prime pour travailleurs essentiels

Les agents de la paix revendiquent une prime salariale pour travailleurs essentiels. Vendredi matin, des panneaux ont été installés aux abords des établissements de détention provinciaux, dont celui de Roberval, afin d’exiger du gouvernement Legault la reconnaissance de leur travail «à sa juste valeur».

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) a amorcé une opération de visibilité. Le syndicat, qui représente plus de 2800 agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec, estime que les remerciements de la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault lors des conférences de presse ne suffisent plus. 

« Il est temps que les bottines suivent les babines. On s’expose aux risques, aux menaces et à l’augmentation de la tension entre les murs, chaque jour. Nous sommes au front. La moindre des choses serait de reconnaître les sacrifices que nous faisons pour servir dans le système de justice et assurer la sécurité de la population», affirme Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ–CSN. 

« Il faut mettre en lumière toute la polyvalence dont ils doivent faire preuve. À l’intérieur des établissements de détention, ils sont policiers, pompiers, paramédics, travailleurs sociaux, négociateurs, et plus, souvent dans une même journée! Ils méritent davantage de reconnaissance», estime la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics−CSN, Nathalie Arguin.

Les représentants syndicaux craignent que le problème de recrutement de main-d’oeuvre auquel ils font face depuis des années s’accentue puisque certains agents sont malades et d’autres sont retirés par mesure préventive. Ils estiment que de meilleures conditions salariales pourraient faciliter le recrutement et la rétention du personnel.

« Qui va assurer la sécurité de nos établissements et de la population si on n’a plus assez d’agents parce qu’ils tombent malades et qu’on n’est pas capables d’en recruter suffisamment? s’interroge Manon Tremblay, présidente du Conseil central Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN. Il est plus que temps que le gouvernement s’attaque à ce problème. »

Les agents correctionnels sont des employés de l'État et leur salaire est fixé en fonction de la convention collective. Leur salaire annuel varie entre 48 465$ et 67 145$. Des primes de soir, de nuit, de fin de semaine ou de rétention pour certaines région sont également prévues à la convention en vigueur. 

Avec Patricia Rainville