Ce sont maintenant les arbres qui menacent de tomber à la rivière.

L'érosion se poursuit

Les problèmes d'érosion se poursuivent à la pointe Langevin du secteur Vauvert.
Le président de la Ligue de Vauvert, Daniel Murray, s'est rendu sur les lieux à quelques reprises et il a constaté que les décrochements continuent. « C'est pire que c'était. Là, on voit clairement qu'il y a des arbres qui sont en danger. Ça s'est encore grugé. Ça m'inquiète », s'exclame-t-il.
De plus, les marches qui menaient à la plage ont été emportées par l'eau. Tout comme une partie du perré aménagé en 2016 par Rio Tinto.
Ce qui le préoccupe encore plus, c'est que le dégel n'est pas encore commencé et l'eau de la rivière n'a pas encore monté. « Je suis sûr qu'avec la crue printanière, les dégâts seront plus importants. »
Depuis que la nouvelle dévoilant que les travaux d'empierrement réalisés par Rio Tinto n'avaient rien donné a été publiée, ni les élus et ni les riverains n'auraient eu un retour sur la situation de la part de la multinationale.
M. Murray trouve la situation suffisamment problématique pour écrire une lettre au ministre de l'Environnement et du Développement durable, David Heurtel, et d'autres politiciens. « La ligue des propriétaires de Vauvert sollicite donc publiquement l'intervention des autorités politiques provinciales, régionales et municipales pour non seulement venir en aide à ce résidant totalement impuissant, mais aussi pour faire front commun dans une tentative on ne peut plus appropriée, en cette période de renouvellement du décret régissant la gestion des eaux et des berges du lac Saint-Jean, de mettre en place une nouvelle formule de gestion publique plus transparente, plus consensuelle et plus imputable. Visiblement, Rio Tinto ne peut plus gérer seule le lac et les problématiques que sa fonction de réservoir génère auprès de ses riverains », lit-on dans la lettre. 
D'ailleurs, ce qui trouble Daniel Murray, c'est la perte de terrain que subissent les propriétaires et les répercussions que ça engendre. « Sa femme ne veut plus aller au chalet. Elle a peur que ça s'effondre. Il en va de la protection du terrain et des autres avoisinants. À quel niveau est rendue l'infiltration ? Cette situation est très préoccupante et nous avons hâte d'en savoir plus », déclare-t-il.
Évidemment, Rio Tinto ne peut pas effectuer de travaux d'urgence en pleine période printanière. La compagnie n'a pas émis d'informations supplémentaires sur le suivi fait avec le résidant, la Ligue de Vauvert et la municipalité.
Le maire de Dolbeau-Mistasini, Richard Hébert, a lui aussi hâte d'avoir des nouvelles et continue de marteler que Rio Tinto doit assumer ses responsabilités.