La chef de l'Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron, a présenté le livre blanc sur la gouvernance de Saguenay de la formation politique.

L'ERD promet un grand ménage

L'Équipe du renouveau démocratique (ERD) entend faire un grand ménage à l'hôtel de ville de Saguenay en dépolitisant la fonction publique et Promotion Saguenay, dans le but de protéger l'argent des contribuables et remettre le pouvoir entre les mains de tous les conseillers municipaux, qui sont redevables à la population.
Candidate à la mairie et chef de l'ERD, Josée Néron a présenté, jeudi, le livre blanc que la formation politique propose à la population pour restaurer une saine gouvernance à Saguenay. Le document d'une quarantaine de pages explique point par point les actions qui seraient posées par une administration municipale dirigée par l'ERD.
« Est-ce que c'est normal que l'on retrouve à la direction d'un organisme paramunicipal un ex-conseiller municipal (Fabien Hovington) qui a été reconnu coupable d'avoir mal utilisé l'argent des citoyens ? On doit se demander comment il se fait qu'un conseiller municipal proche du maire se retrouve à Nice avec l'argent des contribuables. C'est pour ces raisons qu'il faut protéger les contribuables », a évoqué la candidate à la mairie.
Elle a de plus réitéré ses questionnements quant au débarquement à l'hôtel de ville de Saguenay des policiers de l'UPAC. Un autre événement que l'ERD évoque pour justifier la nécessité de mettre en place les mesures préconisées dans son livre blanc.
« Gestion obscurantiste »
L'ERD n'a visiblement pas l'intention de permettre au prochain candidat à la mairie du Parti des citoyens de Saguenay, Jean-Pierre Blackburn, de faire oublier le bilan du maire Jean Tremblay en matière de gouvernance municipale. L'ERD considère que l'élection d'un maire du Parti des citoyens ne fera que permettre la poursuite d'une gestion obscurantiste au sein de laquelle les principaux lieutenants de l'actuel maire continueront d'oeuvrer.
Dans cet héritage, l'ERD cite les grands procès intentés par la Ville qui ont englouti des millions de dollars en taxes des contribuables. Pas satisfaite, reprend Josée Néron, l'administration entre dans une autre confrontation devant les tribunaux avec l'entreprise Méthodex qui réclame des ajustements pour le projet de réfection de l'auditorium Dufour, devenu le Théâtre Banque Nationale.
Pour en arriver à remettre la Ville sur les rails, l'ERD va intervenir dans cinq domaines spécifiques. Il s'agit de renouveler le management de la Ville, de redonner de l'impartialité aux institutions qui sont au service du citoyen, d'apporter une plus grande transparence avec les citoyens, de réformer les organismes paramunicipaux pour éviter qu'ils soient des outils politiques et finalement de ramener le vrai pouvoir au conseil municipal.
À titre d'exemple, Josée Néron mentionne qu'il est anormal que les citoyens aient l'obligation d'avoir recours à la Loi d'accès à l'information pour obtenir des documents de la Ville, principalement les documents concernant les finances.
Dans les 11 engagements présentés dans le livre blanc, Josée Néron a attiré l'attention sur la politique des nominations partisanes menée par le maire Jean Tremblay. Celle-ci a donné lieu à des embauches surprenantes, notamment à la direction générale de l'arrondissement Jonquière où l'attachée politique Danielle Godin a obtenu l'emploi sans détenir la formation appropriée.
Quant aux subventions, l'ERD entend donner la chance à tous les organismes d'obtenir le soutien de la Ville en fonction d'une plus grande équité et non selon les allégeances politiques.
Promotion Saguenay, le plat de résistance
Le plat de résistance du programme politique de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) de Saguenay est la réforme majeure de Promotion Saguenay, qui dépense année après année plus ou moins 10 millions $ de l'argent des contribuables sans aucune reddition de comptes.
La candidate à la mairie et chef de l'ERD, Josée Néron, s'engage à « dépolitiser la tête » de Promotion Saguenay afin de confier cette fonction à de véritables spécialistes du démarchage industriel et non à des politiciens ou un ancien chef de cabinet du maire, comme c'est le cas avec Ghislain Harvey. Pour l'ERD, les résultats de Promotion Saguenay obtenus au cours des dernières années, malgré un budget de 10 M$ et 44 employés, nécessitent une profonde réflexion.
« Mettre fin à l'instrumentalisation politique de Promotion Saguenay et recentrer sa mission sur le développement économique », constitue l'engagement 4 du livre blanc.
Cette réorganisation signifie que le maire ne sera plus président de Promotion Saguenay. Il y aura toutefois une présence importante d'élus au conseil d'administration. L'organisme se verra d'autre part retirer tout le volet de l'octroi de subventions afin d'éliminer toute forme de partialité ou de partisanerie.
L'ERD compte imposer à Promotion Saguenay un mécanisme de reddition de comptes statutaire au conseil municipal et à la population : « Il serait normal que le conseil municipal fixe des objectifs à Promotion Saguenay et soit en mesure de mesurer dans le temps l'atteinte de ces objectifs. »
Une administration municipale ERD procéderait à la mise en place, au sein de cet organisme municipal, d'un code d'éthique pour les employés et les administrateurs. Il y aurait donc une révision complète des règlements généraux de Promotion Saguenay de façon à intégrer les principes de saine gestion et de transparence.